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Annuaires statistiques

Annuaires statistiques (41)

schéma directeur du système national d’information sanitaire et sociale SNISS

TELECHARGER LE SCHEMA DIRECTEUR DU SNISS

L’inexistence d’un document décrivant l’architecture d’ensemble du système a été un facteur limitant dans le développement du Système National d’Information Sanitaire et Sociale. Dès lors la finalisation du schéma directeur du SNISS, en cours d’élaboration depuis 1995, devenait une priorité.

Outre qu’il doit décrire l’architecture du système dans son ensemble, le schéma directeur doit contribuer à corriger les faiblesses actuelles en identifiant les actions à entreprendre dans les cinq années à venir pour améliorer le fonctionnement et la performance du système.

C’est dans ce cadre que s’est tenu du 16 au 20 février 1998 un atelier de validation du schéma directeur du SNISS. Cet atelier a regroupé les responsables des directions et divisions du département ainsi que des intervenants extérieurs impliqués dans le système d’information sanitaire et sociale. A l’issu de l’atelier un groupe restreint de travail a permis la finalisation du document, prenant en compte les recommandations de l’atelier.

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2009_Annuaire SNIS

Le Mali dispose depuis 1998 d’un Plan Décennal de Développement Sanitaire et Social (PDDSS 1998-2007) dont la seconde phase a été prolongée jusqu’en 2011 pour une harmonisation avec le Cadre Stratégique pour la Croissance et la Réduction de la Pauvreté. La validation et la mise en
oeuvre du PRODESS II prolongé, s’accompagne de nouveaux objectifs et de nouvelles approches de financement sectoriel (ABS), dont la mobilisation des ressources est définie par le niveau atteint par certains indicateurs déclencheurs.
L’implication de multiples donateurs dans le secteur de la santé a davantage éveillé les consciences sur la nécessité de produire des données fiables afin d’éviter des interventions mal
orientées conduisant à une perte inutile d’énergie et des ressources.
La disponibilité d’une information sanitaire fiable, complète et communiquée en temps opportun constitue le fondement d’une planification stratégique permettant de suivre les progrès accomplis dans la poursuite des objectifs du CSCRP et les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD).
Dans le cadre d'une plus grande efficacité de l'aide avec le partenariat international pour la santé, le renforcement des systèmes de santé, l'appui aux orientations, , l'utilisation de cadre communs de planification, de suivi évaluation des plans nationaux sous le leadership national du pays est
crucial.
Des progrès ont été obtenus pour le pilotage des activités du premier niveau grâce au système local d’information, l’absence de données globales sur la situation sanitaire dans le pays constitue un handicap majeur surtout pour la planification et la prise de décision.
L’évaluation du système national d’information sanitaire en 2008 à travers l’outil du Réseau de Métrologie Sanitaire, a relevé des insuffisances parmi lesquelles on peut noter :
- L’insuffisance dans la coordination du système d’information sanitaire,
- L’insuffisance dans le financement du système d’information sanitaire,
- L’insuffisance dans l’intégration ou la prise en compte des données statistiques des autres
composantes du système de santé (secteur, privé, secteur hospitalier et les établissements spécialisés),
- L’insuffisance dans la diffusion et de dissémination.
A l’état actuel, la Direction Nationale de la Santé produit l’annuaire statistique du système local d’information sanitaire d’une part et la Cellule de planification et de Statistique produit l’annuaire statistique des hôpitaux d’autre part. Ainsi pour disposer des indicateurs permettant de suivre
l’évolution du système de santé dans son ensemble, l’agrégation des données de tous les niveaux de soins paraît plus qu’une nécessité.
Si chaque sous système constitue une unité opérationnelle, l’option choisie dans le cadre du Plan décennal de développement sanitaire et social d’une approche programme, nécessite une coordination d’ensemble et une mise en cohérence des différents sous systèmes, afin de
constituer le Système national d’information sanitaire. L’annuaire statistique sanitaire national va prendre en compte l’ensemble des données de la pyramide de soins au Mali.

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2008_Système Local d'Information Sanitaire

L’annuaire statistique sanitaire produit par le Système Local d’Information Sanitaire (SLIS) est un document comportant des données agrégées des structures sanitaires du premier échelon et les centres de santé de référence.
Il comporte les informations issues des rapports trimestriels d’activités (RTA) de l’année 2008 et les données des programmes nationaux tel que la schistosomiase, la tuberculose, la lèpre, la dracunculose, la filariose lymphatique et de la surveillance épidémiologique.
Par contre les données des Etablissement Publics Hospitaliers (EPH 2ème et 3ème référence) ne sont pas incluses ainsi que celles de certaines structures privées, parapubliques et confessionnelles.
Les chiffres de population utilisés dans ce document sont ceux du Recensement Général de la Population et de l’Habitat (RGPH) de 1998 actualisés en 2008 sur la base des taux d’accroissements de chaque cercle.
Le traitement informatique en routine des données manquantes pose de réels problèmes, car il est très difficile de prévoir un algorithme qui fournit une extrapolation acceptable. Toutes les données manquantes ont une valeur zéro.
Malgré les différentes formations tendant à améliorer le contrôle de la qualité des données, il faut signaler que la collecte des données connaît quelques insuffisances par rapport à la complétude, la promptitude et l’analyse des données.
Les données de ce présent annuaire ont été saisies et sur le logiciel Access/DESAMIII. L’analyse a été faite sur les logiciels suivants :
- ACCESS/DESAMIII pour le calcul des indicateurs et la présentation des données sous forme de tableaux ;
- HEALTH MAPPER pour l’illustration cartographique des indicateurs ;
- EXCEL pour les graphiques et certaines analyses secondaires.
Nous avons arrêté la collecte, le traitement et l’analyse des données au 31 mars 2008.
Il convient de signaler qu’aucun annuaire statistique des régions n’est parvenu à la Direction Nationale de la Santé (soit 0/9 régions) au mois de mai 2009. Cependant il apparaît important que ces annuaires soient disponibles pour la prise en compte de leurs préoccupations.
Les principaux indicateurs retenus au cours de l’année 2008 sont :
- Le nombre de CSCOM au 31 décembre : 873 vs 826 en 2007
- L’accessibilité aux CSCOM dans un rayon de 5 km : 58% vs 58% en 2007
- L’accessibilité aux CSCOM dans un rayon de 15 km : 80% vs 79% en 2007
- Le pourcentage de districts sanitaires ayant organisé la référence/évacuation : 100% vs 96% en
2007
- Le taux de couverture BCG des enfants de moins d’un an : 110% vs 108% en 2007
- Le taux de couverture DTCP3 des enfants de moins d’un an : 94% vs 94% en 2007
- Le taux de couverture VAR des enfants de moins d’un an : 91% vs 89% en 2007
- Le taux de couverture CPN (utilisation des services CPN) : 84 vs 78% en 2007
- Le taux de couverture en accouchement assisté : 61% vs 58% 2007
- L’utilisation de la consultation curative : 0,29 NC/an/Hbt vs 0,29 NC en 2007
- L’utilisation de la planification familiale : 4,05% vs 3,76% en 2007
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2008 _Annuaire statistique des Hôpitaux

L’annuaire statistique des hôpitaux du Mali est élaboré à partir des rapports trimestriels d’activités (RTA) des quatre trimestres de l’année 2008 et des données des fiches signalétiques annuelles des hôpitaux. Ces données sont traitées à l’aide :
- des logiciels Access et SPSS pour les RTA;
- d’un classeur Excel programmé pour les fiches signalétiques.

Les données traitées sont ensuite exportées dans Excel pour la mise en forme et le contrôle avant leur insertion dans le rapport annuel sous Word. La version finale est délivrée sous format PDF (Acrobat Reader)
Le Système d’Information Hospitalier (SIH) permet de produire et d’analyser des informations sur le volume des activités réalisées au niveau des services; la morbidité et la mortalité au sein des hôpitaux ; la qualité des soins au niveau des hôpitaux, et les ressources humaines, financières et matérielles qui permettront aux gestionnaires des hôpitaux de prendre des décisions (planification, programmation, réallocation des ressources).
Les chiffres de population utilisés dans ce document sont ceux du Recensement Général de la Population et de l’Habitat (RGPH) de 1998 actualisés en 2008 sur la base des taux d’accroissements des régions, en conformité avec les populations utilisées par le Système Local d’Information Sanitaire (SLIS).
Les données des activités des hôpitaux ont été validées lors d’un atelier ayant regroupé les chargés SIH et les représentants des directions de tous les hôpitaux, en plus des représentants de certaines structures utilisatrices de ces informations.
Malheureusement, les rapports ne sont pas toujours complets et on ne dispose pas souvent de toutes les informations que prévoient les outils de collecte mis en place. Ces outils aussi ne répondant pas à tous les besoins d’informations doivent être révisés incessamment.
Malgré les différentes missions de formations et de suivi des activités du SIH dans les hôpitaux, pour améliorer la collecte et le contrôle de la qualité des données, il faut signaler que la collecte des données connaît quelques insuffisances par rapport à la complétude, la promptitude et l’analyse des données.
Il faut signaler que les données des structures privées offrant des soins hospitaliers ne sont pas encore disponibles à notre niveau.
Nous exhortons ainsi les Directeurs des hôpitaux à s’investir davantage pour améliorer les insuffisances constatées par rapport à la complétude des données, l’analyse et l’utilisation des données pour une meilleure prise de décision/planification. Cette démarche permet d’obtenir des données reflétant la part des hôpitaux dans le dispositif des soins curatifs de références offerts aux populations.
L’analyse des principaux indicateurs d’utilisation et de performance des hôpitaux laisse apparaître une amélioration par rapport à l’année 2007.
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2008_Annuaire SNIS

Le Mali dispose depuis 1998 d’un Plan Décennal de Développement Sanitaire et Social (PDDSS 1998-2007) dont la seconde phase a été prolongée jusqu’en 2011 pour une harmonisation avec le Cadre Stratégique pour la Croissance et la Réduction de la Pauvreté.
Durant la mise en œuvre de ce plan en deux phase la nécessité de mettre en place un outil de pilotage des activités socio-sanitaires a mené à une reforme du système d’information sanitaire et social engagée depuis 1993. Le Schéma Directeur du Système National d’Information Sanitaire et Sociale (SD-SNISS) fut ainsi validé en mars 1998 pour une période de cinq ans.
L’accent a été mis sur l’utilisation des données au niveau périphérique par le développement du système local d’information sanitaire essentiellement orienté vers le monitorage des Centres de santé communautaire. Une évaluation de ce schéma directeur fut réalisée en décembre 2003 et elle mit en exergue l’insuffisance dans la fonctionnalité globale du schéma.
Actuellement, si des progrès ont été obtenus pour le pilotage des activités du premier niveau grâce au système local d’information, l’absence de données globales sur la situation sanitaire dans le pays constitue un handicap majeur surtout pour la planification et la prise de décision.
Depuis la mise en œuvre du schéma directeur, certaines de ces composantes ont connu un développement notable par la production des annuaires ou des rapports statistiques (Système Local d’Information Sanitaire : SLIS et Système d’Information Hospitalière : SIH, Système d’Information Social SISo).
L’évaluation récente du système à travers l’outil du Réseau de Métrologie Sanitaire, a relèvé des insuffisances importantes permis lesquelles on peut noter :
- L’insuffisance dans la coordination du système,
- L’insuffisance dans l’intégration ou la prise en compte des données statistiques des autres composantes du système de santé (secteur, privé, secteur hospitalier et les établissements spécialisés).
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2005_Système Local d'Information Sanitaire

TELECHARGEZ LE SLIS 2005

A l’instar des précédents annuaires produits par le Système Local d’Informations Sanitaires (SLIS), ce présent document est un agrégé des données relatives aux structures sanitaires du premier échelon et des centres de santé de référence.
Il concerne les rapports trimestriels d’activités (RTA) de l’année 2005 et les données des programmes nationaux de lutte contre la schistosomiase, la tuberculose, la dracunculose et la lèpre. Certaines données des hôpitaux (nationaux et régionaux) ne sont pas incluses ainsi que celles d’une partie des structures privées (le 1/3 des privées avec agrément).
Les chiffres de population utilisés sont ceux du Recensement Général de la Population et de l’Habitat (RGPH source DNSI) de 1998 actualisés en 2005 avec les taux d’accroissements des cercles.
Les rapports ne sont pas toujours complets et on ne dispose pas souvent de toutes les informations que prévoit le système mis en place. Il peut manquer ainsi des informations pour une période donnée de certaines formations sanitaires (Centre de santé, dispensaire, privées, ….), des patients (cas d’omission par erreur d’enregistrement).
Le traitement informatique en routine des données manquantes pose de réels problèmes, car il est très difficile de prévoir un algorithme qui fournit une extrapolation acceptable. La plupart du temps, les données manquantes ont une valeur zéro.
En 2002, le contrôle de la qualité des données (DQA) réalisé au Mali avait mis en évidence des insuffisances en matière de fiabilité des données déclarées. Il n’est pas certain que celles des années suivantes furent exemptes de lacunes similaires, malgré les efforts menés par la CPS, la DNS et ses structures déconcentrées dans le cadre de l’amélioration de la qualité des données à travers les missions d’appui DESAM, de suivi de la qualité des données,….
La marge d’erreur des données de ce présent annuaire est de 10%, grâce à la rigueur des équipes aux différents niveaux de la pyramide sanitaire. Ainsi, il est permis de penser que les informations déclarées pour l’année 2005 sont de meilleures qualités avec un bon taux de complétude (96%) et par conséquent peuvent supporter l’analyse avec suffisamment de vraisemblance. Les priorités actuelles de la Direction Nationale de la Santé sont entre autres : l’amélioration continue de la qualité des données, la disponibilité de supports de collecte, la formation des districts sanitaires /régions en analyse des données, le suivi/monitorage des activités. Nous exhortons les régions et les cercles à maintenir les points positifs et à
améliorer les points négatifs constatés par rapport à la qualité des données, l’analyse et l’utilisation des données pour la prise de décision/planification. Cette démarche axée sur la rigueur permet, d’avoir des données reflétant l’état de santé réel des populations afin d’identifier les priorités, de mieux orienter la prise de décision et les actions futures à entreprendre.
L’analyse des données transmises pour la période du 1er janvier au 31 décembre 2005 se réfère aux mêmes périodes des années antérieures (2002, 2003, 2004). Ce qui permet de dégager une tendance permettant d’estimer l’atteinte des objectifs nationaux retenus dans le PO 2005, ainsi que les performances des services de santé enregistrés au cours de la 1ère année de mise en œuvre du PRODESSII.

TELECHARGEZ LE SLIS 2005

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2006_Système Local d'Information Sanitaire

TELECHARGEZ LE SLIS 2006

L’annuaire statistique sanitaire, à l’instar des précédents produits par le Système Local d’Informations Sanitaires (SLIS) est un agrégé des données produites par les structures sanitaires du premier échelon et les centres de santé de référence. Il concerne les rapports trimestriels d’activités (RTA) des quatre trimestres de l’année 2006 et les données des programmes nationaux de lutte contre la schistomiase, la tuberculose, le ver de Guinée, la lèpre et l’onchocercose. …Les données des hôpitaux (nationaux et régionaux) ne sont pas incluses ainsi que celles de certaines structures privées.

Les chiffres de population utilisés dans ce document sont ceux du Recensement Général de la Population et de l’Habitat (RGPH) de 1998 actualisés en 2006 sur la base des taux d’accroissements pour chaque cercle. Les rapports ne sont pas toujours complets et on ne dispose pas souvent de toutes les informations que prévoit le système mis en place. Le traitement informatique en routine des données manquantes pose de réels problèmes, car il est très difficile de prévoir un algorithme qui fournit une extrapolation acceptable. La plupart du temps, les données manquantes ont une valeur zéro. Le contrôle de la qualité des données (DQA) réalisé en 2002 dans différents pays de la sous-région et notamment au Mali avait mis en évidence des insuffisances en matière de fiabilité des données notifées. Il n’est pas certain que celles des années suivantes furent exemptes de lacunes similaires, malgré les efforts menés par la CPS, la DNS et ses structures déconcentrées dans le cadre de l’amélioration de la qualité des données à travers les missions d’appui DESAM, de suivi de la qualité des données, etc…. Grâce à la rigueur des équipes aux différents niveaux de la pyramide sanitaire, la marge d’erreur des données collectées dans ce présent annuaire est de 10%. Il est permis ainsi de penser que les informations déclarées pour l’année 2006 sont de meilleures qualités avec un bon taux de complétude (95,64%) et par conséquent peuvent supporter l’analyse avec le maximum de vraisemblance. Parmi les priorités actuelles de la Direction Nationale de la Santé nous pouvons citer sont entre autres : l’amélioration continue de la qualité des données, la disponibilité de supports de collecte, la formation des districts sanitaires /régions en analyse des données, le suivi/monitorage des activités. Nous exhortons ainsi les régions et les cercles à maintenir les points positifs et à améliorer les points négatifs constatés par rapport à la qualité des données, l’analyse et l’utilisation des données pour une meilleure prise de décision/planification. Cette démarche axée sur la rigueur permet, d’avoir des données reflétant l’état de santé réel des populations afin d’identifier les priorités, de mieux orienter la prise de décision et les actions futures à entreprendre
L’analyse des données transmises pour la période du 1er janvier au 31 décembre 2006 se réfère aux mêmes périodes des années antérieures (2001, 2002, 2003, 2004). Cette analyse permet de dégager une tendance évolutive dans le temps permettant d’estimer l’atteinte des objectifs nationaux retenus dans le PO 2006, ainsi que les performances des services de santé enregistrés au cours de la 2ème année de mise en oeuvre du PRODESS II. Les données de ce présent annuaire ont été saisies, traitées sur le logiciel Access/DESAM. Elles ont ensuite été analysées sur les logiciels :
- ACCESS/DESAM pour le calcul des indicateurs et la présentation des données sous forme de tableaux,
- HEALTH MAPPER pour l’illustration cartographique des indicateurs,
- EXCEL et Epi info 2000, SPSS 13.0 pour les graphiques et certaines analyses secondaires.

Nous avons arrêté la collecte, le traitement et l’analyse des données au mois de juin 2006 pour le présent annuaire. A l’époque les annuaires statistiques des régions de Kayes et, Ségou étaient disponibles à la Direction Nationale de la Santé (soit 2/9 régions). Nous tenons à rappeler aux régions que la disponibilité de leurs annuaires est néccessaire pour la prise en compte de leurs constats, analyses et commentaires afin de mieux orienter la prise de décision. Les principaux indicateurs de l’année 2006 sont :
- le nombre de CSCOM au 31 décembre : ............ 785 vs 753 en 2005
- l’accessibilité aux CSCOM dans un rayon de 5 km : ....... 51% vs 50% en 2005
- l’accessibilité aux CSCOM dans un rayon de 15 km : ............ 76% vs 75% en 2005
- le pourcentage de districts sanitaires ayant organisé la référence/évacuation : ..86% vs 73% en 2005
- le taux de couverture BCG des enfants de moins d’un an : .......... 96% vs 92% en 2005
- le taux de couverture DTCP3 des enfants de moins d’un an : .... 92% vs 91 en 2005
- le taux de couverture VAR des enfants de moins d’un an : ......2% vs 78% en 2005
- le taux d’achèvement DTCP des enfants de moins d’un an : ..91% vs 81,7% en 2005
- le taux de couverture CPN (utilisation des services CPN) : ...75% vs 75% en 2005
- le taux de couverture en accouchement assisté : ...........55% vs 53% en 2005
- L’utilisation de la consultation curative : ........................0,26 NC/an/Hbt vs 0,26 Nc en 2005
- L’utilisation de la planification familiale : .............. 3,76% vs 3,16% en 2005

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2007_Système Local d'Information Sanitaire

L’annuaire statistique sanitaire, à l’instar des précédents produits par le Système Local d’Information Sanitaire (SLIS) est un document comportant des données agrégées des structures sanitaires du premier échelon et les centres de santé de référence.

Il comporte les informations relatives issues des rapports trimestriels d’activités (RTA) de l’année 2007 et les données des programmes nationaux de lutte contre la schistomiase, la tuberculose, la lèpre, la dracunculose, la filariose lymphatique et de la surveillance épidémiologique. Par contre les données des Etablissement Publics Hospitaliers (EPH 2 ème et 3ème référence) ne sont pas incluses ainsi que celles de certaines structures privées, parabliques et conféssionnelles. Les chiffres de population utilisés dans ce document sont ceux du Recensement Général de la Population et de l’Habitat (RGPH) de 1998 actualisés en 2007 sur la base des taux d’accroissements de chaque cercle.

Le traitement informatique en routine des données manquantes pose de réels problèmes, car il est très difficile de prévoir un algorithme qui fournit une extrapolation acceptable. Toutes les données manquantes ont une valeur zéro.

Malgré les différentes formations tandant à améliorer le contrôle de la qualité des données, il faut signaler que la collecte des données connait quelques insuffisances par rapport à la complétude, la promtitude et l’analyse des données. En depit de ces insuffisances, il faut noter que les données
collectées au titre de l’année 2007 sont de meilleures qualités avec un taux de complétude de 96%.

Les données de ce présent annuaire ont été saisies et sur le logiciel Access/DESAM. L’analyse a été faite sur les logiciels suivants:
- ACCESS/DESAM pour le calcul des indicateurs et la présentation des données sous forme de tableaux,
- HEALTH MAPPER pour l’illustration cartographique des indicateurs,
- EXCEL pour les graphiques et certaines analyses secondaires.

Nous avons arrêté la collecte, le traitement et l’analyse des données au 31 mai 2008.
Il convient de signaler qu’aucun annuaire statistique des régions n’est parvenu à la Direction Nationale de la Santé (soit 0/9 régions) au mois de mai 2008. Cependant il apparait important que ces annuaires soient disponible pour la prise en compte de leurs préocupations.

Les principaux indicateurs retenus au cours de l’année 2007 sont :
- Le nombre de CSCOM au 31 décembre : 826 vs 785 en 2006
- L’accessibilité aux CSCOM dans un rayon de 5 km : 58% vs 51% en 2006
- L’accessibilité aux CSCOM dans un rayon de 15 km : 79% vs 76% en 2006
- Le pourcentage de districts sanitaires ayant organisé la référence/évacuation : 96% vs 86% en 2006
- Le taux de couverture BCG des enfants de moins d’un an : 108% vs 96% en 2006
- Le taux de couverture DTCP3 des enfants de moins d’un an : 94% vs 92% en 2006
- Le taux de couverture VAR des enfants de moins d’un an : 89% vs 82% en 2006
- Le taux de couverture CPN (utilisation des services CPN) : 78 vs 75% en 2006
- Le taux de couverture en accouchement assisté : 58% vs 55% 2006
- L’utilisation de la consultation curative : 0,29 NC/an/Hbt vs 0,26 Nc en 2006
- L’utilisation de la planification familiale 3,76% vs 3,16% en 2006
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2007_Annuaire Statistique des Hopitaux


MINISTERE DE LA SANTE                                           REPUBLIQUE DU MALI
---------------                                           Un Peuple – Un But – Une Foi
SECRETARIAT GENERAL                                                     -------------
---------------
CELLULE DE PLANIFICATION
ET DE STATISTIQUE

Annuaire Statistique 2007


Système d’Information Hospitalier (SIH)
Tel : +(223) 223 27 25 Fax : +(223) 223 27 26 Email : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Comité de rédaction
Dr Salif SAMAKE Directeur CPS
Dr Fodé BOUNDY Directeur Adjoint CPS
Dr Mamadou DIOP Chef Unité Statistique
Dr Youma SALL COULIBALY Chargé de Statistique
Dr Issa Bara BERTHE Chargé de Statistique
M. Samba KEITA Chargé de Statistique
M. Karim TRAORE Chargé de Statistique
M. Modibo KEITA Chargé de Statistique
M. Ousmane Sylla Chargé de Statistique
Mme DIALLO Goundo KEITA Unité Documentation

SOMMAIRE
Liste des tableaux ................................................................................ 4
Liste des graphiques et cartes ................................................................ 5
INTRODUCTION....................................................................                6
CHAPITRE I : RESSOURCES DES ETABLISSEMENTS HOSPITALIERS............. 9
1. Ressources humaines.......................................................................10
2. Ressources matérielles .....................................................................12
Equipements médicaux .....    .............................................................. 13
Parc automobile................................................................... 14
Matériel informatique/ Communication....................................................  144
Energie et hygiène hospitalière .............................................................. 15
3. Ressources financières .......................................................................16
CHAPITRE II : ACTIVITES DES HOPITAUX EN 2007....................................18
1. Consultations ...................................................................................19
2. Hospitalisations .................................................................................. 26
3. Etablissements de soins spécialisés....................................................... 33
4. Activités de maternité..........................................................................35
5. Activités de laboratoire et d’imagerie médicale....................................... 37
6. Pharmacie hospitalière .......................................................................38
7. Mortalité hospitalière ........................................................................ 388
CONCLUSION ................................................................................  40
ANNEXES ................................................................................  41
Recommandations de l'atelier de validation de l'annuaire 2007 des hôpitaux du Mali….42
Annexe 1: Nombre de Consultations externes, d’Admissions, de Référés-Admis et de
Décès par Hôpital en 2007 ...................................................................... 43
Annexe 2 : Personnel par catégorie d’agents ............................................. 45
Annexe 3 : Services d’hospitalisation ……………………………………………………..


Liste des tableaux
Tableau 1 : Tableau de l’état de réception des rapports d’activités trimestriels des hôpitaux en 2007 Ressources (humaines, matérielles et financières) en 2007
Tableau 2 : Répartition par catégories du personnel soignant des établissements hospitaliers du Mali en 2006 et 2007
Tableau 3 : Liste de quelques équipements prévus par la carte nationale hospitalière, selon leur présence/absence dans les hôpitaux du Mali en 2006 et 2007
Tableau 4 : Parc automobile des hôpitaux en 2007
Tableau 5 : Matériel informatique/ Communication des hôpitaux en 2007
Tableau 6 : Eau, Electricité, Elimination des déchets des hôpitaux en 2007
Tableau 7 : Recettes : Réalisations 2007
Tableau 8 : Dépenses : Exécution 2007 Données hospitalières 2007
Tableau 9 : Ensemble des consultations externes déclarées par les hôpitaux du Mali en 2007 et proportion de consultants référés parmi l’ensemble des consultants externes déclarés
Tableau 10 : Comparaison des consultations externes déclarées par les hôpitaux du Mali pour les années 2005, 2006 et 2007
Tableau 11 : Taux de recours aux hôpitaux de deuxième référence (hors Kati), et taux national derecours aux hôpitaux, année 2007, Mali
Tableau 12 : Evolution des taux de recours aux hôpitaux de deuxième référence (hors Kati) et du taux national de recours aux hôpitaux, pour les années 2005, 2006 et 2007, Mali
Tableau 13 : Origine des consultants reçus dans les hôpitaux de deuxième référence et dans les cinq établissements de troisième référence (Gabriel Touré, Point G, IOTA, CHUOS) du Mali
en 2007
Tableau 14 : répartition des consultations externes selon les principaux domaines dans les hôpitaux du Mali en 2007
Tableau 15 : Consultations externes d’urgence déclarées par les hôpitaux du Mali en 2007
Tableau 16 : Admissions déclarées par les hôpitaux du Mali en 2007 et proportion d’admissions
référées parmi l’ensemble des admissions déclarées
Tableau 17 : Origine des hospitalisés admis dans les hôpitaux de 2nd et 3e référence du Mali en 2007
Tableau 18 : Hospitalisations dans les hôpitaux du Mali en 2007 (nombre de lits, nombre d’admissions,
durée moyenne de séjour, taux d’occupation des lits)
Tableau 19 : Capacité d’hébergement et taux d’admission des hôpitaux de deuxième référence et de
l’ensemble des hôpitaux du Mali en 2007
Tableau 20 : Hospitalisations de court séjour dans les hôpitaux du Mali en 2007 : nombre de lits,
nombre d’admissions, durée moyenne de séjour, taux d’occupation des lits, pour
chaque hôpital et par secteur
Tableau 21.1 : Principales activités du CHUOS au cours de l’année 2007
Tableau 21.2 : Principales activités l’IOTA au cours de l’année 2007
Tableau 22 : Activités de maternité dans les hôpitaux du Mali en 2007 : accouchements,accouchements dystociques, naissances vivantes, enfants de poids inférieur à 2 500 g,
césarienne, décès maternels
Tableau 23 : Evolution du nombre de césariennes réalisées dans les hôpitaux du Mali au cours des quatre trimestres de l’année 2007
Tableau 24 : Activités de laboratoire, par type d’analyses, dans les hôpitaux du Mali en 2007
Tableau 25 : Activités d’imagerie, par type d’examens, dans les hôpitaux du Mali en 2007
Tableau 26 : Disponibilité des médicaments essentiels, nombre d’ordonnances traitées et totalement servies, nombre moyen de médicaments par ordonnance dans 6 hôpitaux du Mali en 2007
Tableau 27 : Mortalité dans les hôpitaux du Mali en 2007
Tableau 28 : Nombre de Consultations, d’Admissions, d’Admis référés et de Décès par Unités de Sins des hôpitaux de 2nd et 3e référence en 2007


Liste des graphiques et cartes
Graphique 1a : Comparaison des consultations externes déclarées par les établissements CHUOS,Gabriel Touré, IOTA, Point G pour les années 2005, 2006 et 2007
Graphique 1b : Comparaison des consultations externes déclarées par les établissements de Gao,Kayes, Kati, Mopti, Ségou, Sikasso, Tombouctou pour les années 2005, 2006 et 2007
Graphique 2 : Taux de recours aux hôpitaux de deuxième référence (hors Kati), et taux national derecours aux hôpitaux, année 2007, Mali
Graphique 3 : Evolution des taux de recours aux hôpitaux de deuxième référence (hors Kati) et du taux national de recours aux hôpitaux, de 2005 à 2007 au Mali
Graphique 4 : Répartition des consultations externes selon les domaines de court séjour dans les
hôpitaux du Mali en 2007
Graphique 5 : Comparaison des taux d’occupation des lits en 2005, 2006 et 2007 selon les trois secteurs de court séjour (médecine, chirurgie, gynéco-obstétrique) dans les 12 hôpitaux du Mali
Graphique 6 : Evolution du nombre de césariennes réalisées dans les hôpitaux du Mali au cours des quatre trimestres de l’année 2007
Graphique 7 : Evolution du volume total de césariennes réalisées dans les hôpitaux du Mali au cours des quatre trimestres de 2007
Carte 1 : Carte thématique des taux d’occupation des lits (TOL) en 2007 en Gynécologie dans les hôpitaux de 2nd référence du Mali
Carte 2 : Carte thématique des taux d’occupation des lits (TOL) en 2007 en Gynécologie dans les hôpitaux de 3e référence du Mali

INTRODUCTION

Les données de l’annuaire statistique des hôpitaux du Mali proviennent du Système d’Information Hospitalier. Elles ont été compilées au niveau central et validées lors d’un
atelier qui a regroupé les responsables des différentes structures.
L’annuaire statistique est élaboré à partir des rapports trimestriels d’activités (RTA) de l’année 2007 et des données des fiches signalétiques annuelles des hôpitaux. Exceptées les données de l’hôpital privé Mère – Enfant le Luxembourg, les données des autres structures privées offrant des soins hospitaliers ne sont pas incluses.
Les données de population utilisées dans ce document sont celles du Recensement Général de la Population et de l’Habitat (RGPH) de 1998 actualisées en 2007 sur la base des taux d’accroissement annuel des régions.
Le but de l’élaboration de cet annuaire est de fournir aux décideurs, aux gestionnaires des hôpitaux des informations permettant la prise de décisions de proximité et la planification. Il s’agit d’un outil dynamique qui mérite une large diffusion.
Il comprend l’analyse portant sur:
- Les ressources
- Les activités des hôpitaux
L’analyse des principaux indicateurs d’utilisation et de performance des hôpitaux laisse apparaître une amélioration par rapport à l’année 2006.

COMPLETUDE ET PROMPTITUDE DES DONNEES :

Le tableau ci-dessus, relatif à la promptitude et à la complétude des rapports d’activités trimestriels des Etablissements Hospitaliers, permet de constater que le taux de complétude
est de 100% et celui de la promptitude est de 18/48 soit 37,5%, demeure très faible.
Toutefois, certains rapports comportent des données manquantes.

CHAPITRE I : RESSOURCES DES ETABLISSEMENTS HOSPITALIERS
1. Ressources humaines

Le tableau 2 donne la répartition par catégories (médecins, chirurgiens, pharmaciens,assistants médicaux, techniciens supérieurs de santé, techniciens de santé et autres) du personnel soignant des Etablissements Hospitaliers du Mali en 2007. Les détails sur le personnel figurent en annexe, à la rubrique « fiches signalétiques ».
En ajoutant au personnel soignant, le personnel administratif et le personnel d’appui, au total 2 260 personnes travaillaient dans les 12 hôpitaux du Mali en 2007 contre 1 968 en 2006, soit une augmentation de 15%.
Ce personnel est composé essentiellement de :
- Personnel soignant (médecins, chirurgiens, pharmaciens, assistants et techniciens) :
1 486 soit 66 % contre 1 240 en 2006 soit 63 %;
- Personnel d’administration : 334 (15%) contre 273 (14%) en 2006 ;
- Personnel d’appui (aides-soignants, manoeuvres, maintenance et autres) : 440 (19%)
contre 445 (23%) en 2006.

De l’analyse du tableau 2, on note :
• L’augmentation du personnel soignant et administratif dans les hôpitaux :
Le personnel soignant dans les hôpitaux a nettement augmenté en 2007 ainsi que le personneld’administration. L’augmentation est importante au niveau de l’hôpital Gabriel Touré (417 en
2007 contre seulement 265 en 2006, soit plus de 57% d’augmentation). Cela s’expliquerait par le recrutement des contractuels sur fonds propres, dans le cadre du renforcement des services d’urgence, de chirurgie et de pédiatrie.
Cependant, il faut noter la baisse du personnel dans les hôpitaux de Gao et du Point G en 2007.
• Les besoins en assistants médicaux dans certaines spécialités au niveau des
hôpitaux régionaux:
Bien que le nombre d’assistants médicaux augmente dans tous les hôpitaux (passant de 196 en 2006 à 287 en 2007), il faut cependant noter l’insuffisance d’effectif dans certaines spécialités notamment en santé publique (7 assistants en santé publique sur 286 assistants médicaux), en anesthésie réanimation, en dentisterie (Prothèse) et en psychiatrie.
- La faible évolution du nombre des techniciens supérieurs de santé :
Leur nombre est passé seulement de 296 à 299 agents entre 2006 et 2007 et leur répartition est presque uniforme entre les hôpitaux.
- La rareté du personnel de maintenance dans l’ensemble du pays :
Le personnel de maintenance est insuffisant dans les hôpitaux, notamment le personnel
biomédical (ingénieur 5 et technicien 10). En effet, ils ne sont que 53 agents pour l’ensemble des hôpitaux. Certains hôpitaux n’en disposent pas du tout; il s’agit de Sikasso et du CHUOS.
Les autres agents au nombre de 38 se répartissent comme :
- Technicien froid : Hôpital du Point G (2), Mère Enfant (1)
- Plombier : Hôpital du Point G (2), Gabriel Touré (1), Mopti (1), Ségou (1) et Mère Enfant
(1),
- Electricien : Hôpital Kayes (1), Hôpital Ségou (2), Hôpital Gao (1), Point G (5), Gabriel
Touré (2), Hôpital de Kati (1), IOTA (1), Mère Enfant (1),
- Peintre : IOTA (1),
- Maçon : Point G (2),
- Autres agents de maintenance : total hôpitaux du Mali (12).
• Le nombre de médecins travaillant dans les hôpitaux a nettement augmenté entre 2006 et 2007, (325 en 2006 contre 361 en 2007) soit une différence de 36 nouveaux médecins. Cependant, le nombre de spécialistes travaillant hors de Bamako demeure toujours faible.
L’hôpital Gabriel Touré dispose de 4 médecins-anesthésistes et de 20 assistants médicaux anesthésistes. Les hôpitaux de Point G, Kayes et Sikasso disposent chacun deux médecins
anesthésistes. Par contre les hôpitaux de Gao, de Ségou, Mère Enfant et du CHUOS ne disposent pas de médecins anesthésistes. Ces postes sont actuellement tenus par des assistants médicaux.

Tous les hôpitaux disposent d’au moins un gynéco-obstétricien et d’un pédiatre. Deux hôpitaux (Sikasso et Ségou) sur les sept au niveau des régions disposent d’un radiologue.
Seul l’hôpital du Point G dispose de psychiatres et de techniciens supérieurs spécialisés en psychiatrie. L’hôpital de Mopti est le seul qui ne dispose pas de chirurgien-dentiste. Il n’y a que 2 médecins spécialistes de santé publique (Gabriel Touré et Ségou) au niveau des 11 EPH et de l’Hôpital Mère-enfant.

2. Ressources matérielles
Tableau 3 : Liste de quelques équipements prévus par la carte nationale hospitalière, selon leur présence/absence dans les hôpitaux du Mali en 2006 et 2007

• Equipements médicaux

Une liste d’équipements prévus par la Carte Nationale Hospitalière a été validée, et la présence de ces équipements est vérifiée, en fonction des déclarations des établissements lors
du remplissage des fiches signalétiques (tableau 3). Ce tableau ne fait toutefois pas ressortir l’état de fonctionnement et la qualité de l’équipement en 2007 (voir annexe), l’hôpital Gabriel
Touré n’a pas renseigné cette rubrique.
On constate à la lecture de ce tableau que :
- l’hôpital de Tombouctou est le seul établissement qui ne dispose pas d’aspirateur autonome ;
- l’hôpital de Ségou ne dispose pas de respirateur d’anesthésie et d’échographe abdominal ;
- l’hôpital de Mopti ne dispose pas de négatoscope et de table fixe os/poumon pour la radiographie ;
- les hôpitaux de Kati et de Tombouctou ne disposent pas d’aspirateurs sous vide central ;
- l’hôpital de Mopti est le seul à disposer d’une salle équipée pour la réanimation néonatale (avec un incubateur nourrisson) ;
- les hôpitaux de Ségou et Mopti n’ont pas d’électrocardiogramme

• Parc automobile
Sur un total de 52 véhicules fonctionnels, nous comptons 16 ambulances (tableau 4). On constate que les hôpitaux de Mopti et l’IOTA n’ont pas d’ambulances fonctionnelles. . Les véhicules de liaisons sont insuffisants.
Tableau 4 : La disponibilité des ambulances, véhicules de liaisons et de fonction dans les hôpitaux du Mali en 2007 VEHICULES FONCTIONNELS


ND = Non Déterminé

• Matériel informatique/ Communication

Le Schéma Directeur du Système National d’Information Sanitaire et Social prévoyait l’équipement en matériel informatique (ordinateur et accessoires avec connexion internet) des chargés du Système d’Information Hospitalier (SIH) des hôpitaux.
Le micro-ordinateur est utilisé dans tous les hôpitaux. Au total, 370 micro-ordinateurs et 235 imprimantes fonctionnels ont été recensés pour l’ensemble des hôpitaux. L’absence de l’outil informatique (ordinateur et imprimante) au niveau du bureau des entrées de certains hôpitaux (Sikasso, Mopti, Ségou), malgré le nombre important d’ordinateurs fonctionnels, constitue une préoccupation pour l’amélioration du  SIH.
Le SIH de l’hôpital Mère Enfant ne dispose pas d’outil informatique. Le CHUOS n’a pas donné la situation de son parc informatique pour 2007. Il faut signaler également l’absence d’une imprimante au niveau du bureau SIH de certains hôpitaux (Point G, Kayes et Mopti).
L’outil informatique étant indispensable à la gestion efficace du SIH, son insuffisance constitue une entrave à l’évaluation de la performance de la structure.
Il existe au moins une ligne téléphonique et/ou fax au niveau de tous les hôpitaux (voir tableau 5). Quant à la connexion internet, les hôpitaux de Mopti, Kati et Gabriel Touré n’ont pas fourni d’adresses email.

Tableau 5: La Situation du matériel informatique/ communication dans les hôpitaux du Mali en 2007

• Energie et hygiène hospitalière
Tous les hôpitaux sont raccordés au réseau eau et électricité de l’Energie du Mali (EDM), et quatre (4) d’entre eux (Kayes, Sikasso, Point G et Gabriel Touré) disposent également d’un ou plusieurs groupes électrogènes de secours.
Hygiène hospitalière L’élimination des déchets biomédicaux se fait par incinération dans la plupart des hôpitaux.
Les déchets assimilables aux ordures ménagères sont éliminés par les Groupement D’Intérêt Economique (GIE) de ramassage d’ordures.
Le tableau ci-dessous donne la situation par hôpitaux

Tableau 6 : Existence de l’adduction d’eau, d’électricité et l’élimination des déchets dans les hôpitaux du Mali en 2007


3. Ressources financières
Selon les informations fournies par les établissements hospitaliers à travers les fiches signalétiques 2007 (tableau 7), les recettes réalisées la même année s’élèvent à plus de 16milliards de F CFA contre 14 milliards en 2006, soit une augmentation de 14%. Ces recettes se répartissent comme suit :
- Dotation et subvention de l’Etat : 11 979 311 000 F CFA soit 73% du total des recettes contre 75% en 2006,
- Produit des activités hospitalières : 2 269 890 000 F CFA soit 14% contre 13% en 2006,
- Vente ou cession de médicaments : 1 333 319 000 F CFA soit 8% contre 9% en 2006,
- Autres (aides extérieures subventions …) : 731 343 000 F CFA soit 5% contre 3% en 2006.
Les hôpitaux de Ségou et Tombouctou n’ont reçu aucune subvention ou aide extérieure, autre que la subvention de l’Etat.
Ce sont les hôpitaux de Gabriel Touré et du Point G qui font plus de recettes sur les activités hospitalières (cession de médicaments et produits des activités) avec respectivement
960 288 000 F CFA et 571 866 000 F CFA.
Les ressources propres des hôpitaux qui sont les produits des activités (prestations de service : consultations, hospitalisations, examens paramédicaux, etc.) et la vente ou cession
de médicaments ne représentent qu’environ 22 % de l’ensemble des recettes hospitalières, soit 3 603 209 000 F CFA.
En 2007, les dépenses totales des hôpitaux se sont élevées à 15 598 818 000 F CFA dont notamment :
- Les dépenses d’investissement : 4 489 747 000 F CFA soit 29 % ;
- Les dépenses de fonctionnement : 11 109 071 000 F CFA soit 71% de l’ensemble des dépenses totales.
L’analyse descriptive des tableaux 7 et 8 met en exergue la différence entre les recettes et les dépenses, qui est de 715 045 000 F CFA. Cependant, il faut rappeler que 78% des recettes proviennent des subventions de l’Etat, dotations, dons et autres aides extérieures.
Nous constatons que les recettes propres des hôpitaux ne peuvent pas supporter leurs dépenses de fonctionnement. Il se dégage un gap de 7 505 862 000 F CFA pour l’ensemble des hôpitaux. Ce gap étant plus ou moins important selon les hôpitaux, reste cependant, supérieur à celui de 2006 qui était de l’ordre de 6 195 292 843 F CFA.


CHAPITRE II : ACTIVITES DES HÔPITAUX EN 2007

ACTIVITES DECLAREES DES ETABLISSEMENTS HOSPITALIERS
1. Consultations externes
En 2007, 65% des consultations déclarées par les hôpitaux ont eu lieu dans les cinq établissements situés dans la capitale ou à proximité immédiate : Gabriel Touré, IOTA,
Kati, CHUOS et Point G.
Au total, 673 431 consultations externes ont été enregistrées dans les hôpitaux en 2007 (tableau 9), contre 606 905 en 2006 et 560 172 en 2005, soit une augmentation de 11% entre 2006 et 2007. On note une amélioration dans l’enregistrement des malades vus en consultation externe.
En 2007, une consultation externe sur cinq (20%) a été effectuée à l’hôpital Gabriel Touré contre une sur quatre (25%) en 2006. Ce qui montre que Gabriel Touré reste encore sollicité pour les activités de premier contact.
Les consultations externes dans les établissements spécialisés de 3e référence IOTA et CHUOS représentent respectivement 11% et 21% en 2007 des consultations externes effectuées par l’ensemble des hôpitaux (contre 15% pour les deux hôpitaux en 2006).
Les huit hôpitaux de deuxième référence ont enregistré 273 616 consultations, soit 41% (contre 34% en 2006) de toutes les consultations externes. Cette hausse du niveau de consultation est due à la prise en compte des données de l’hôpital Mère-enfant dans le SIH et le déclassement de l’hôpital de Kati de la 3ième à la 2ième référence conformément à l’arrêté No. 07-1369 du 31 mai 2007 déterminant le classement des hôpitaux.
Le nombre de consultants référés aux hôpitaux de 2ième et 3ième référence est disponible sauf pour le CHUOS, l’IOTA et Le Luxemburg. L’hôpital du Point G a reçu le plus grand nombre de références (39,5% en 2007 contre 28,2% en 2006). Quant aux hôpitaux de 2ième référence,la proportion de référence reçue varie de 1% (Gao, Ségou) à 16,38% à Tombouctou. La proportion moyenne est de 5,8% en 2007 contre 6,7% en 2006 pour les hôpitaux 2ième référence.
Tableau 9: Ensemble des consultations externes déclarées par les hôpitaux du Mali en 2007 et proportion de consultants référés parmi l’ensemble des consultants externes déclarés

Il a été inclus l’ensemble des consultants dont nous avons ou pas le niveau de référence (si nous ne considérons que les hôpitaux qui ont donné le niveau de référence parmi les consultants, ce taux serait supérieur)
Le nombre de consultations externes représente l’ensemble des contacts entre les patients et l’établissement de soins. Il est différent du nombre de consultants, qui représente le nombre d’individus qui se  sont adressés à l’établissement pour le premier contact durant une année donnée. En 2007, tous les hôpitaux (12) ont fourni des données permettant de distinguer consultations externes (anciens et nouveaux cas) et consultants (nouveaux cas).
Sur les huit hôpitaux de 2ième référence, quatre ont vu leur activité, en termes de consultations enregistrées, progresser entre 2006 et 2007. Il s’agit respectivement des hôpitaux de Kati (+24,9%), Sikasso (+ 14%), de Tombouctou (+ 8,5%) et de Ségou (+ 1%). Pour les hôpitaux de 3ième référence, situés à Bamako, la progression des activités de consultations externes est la suivante : le CHUOS (ex-CNOS) avec + 57,9% et le Point G avec + 2,9%. Par contre, l’IOTA et le Gabriel Touré ont vu leur nombre de consultations externes baisser, surtout à l’IOTA
avec -16,8%. (Voir tableau 10).
Globalement en 2007, il y a une progression par rapport à 2006 des consultations enregistrées au niveau des hôpitaux de 3ième référence (+ 10,2%) et de 2ième référence (+ 12,5%).
Tableau 10 : Comparaison des consultations externes déclarées par les hôpitaux du Mali pour les années

Le taux national de recours aux hôpitaux est passé de 4,8 à 5,5 entre 2005 et 2007 Le taux de recours ou taux de fréquentation, se calcule pour un établissement à partir des nouveaux cas vus en consultation au cours de l’année, rapporté à la population cible de l’établissement.
Le taux de recours est de 5,5 consultations pour 100 habitants en 2007 sur l’ensemble du pays, légèrement supérieur au taux de 2006 qui est de 5 et de 4,8 en 2005. Cette progression serait due à un meilleur rapportage du nombre de consultations externes enregistrées dans les hôpitaux. Le taux de recours aux hôpitaux dans les régions est resté stable entre 2005 et 2007 (≈2,2 pour 100 habitants). Le taux de recours le plus élevé est celui de la région de Gao (7,5 consultations pour 100 habitants) en 2005 et 2006.
Le plus faible taux est noté dans la région de Sikasso qui est de 1,5 consultation pour 100 habitants (graphique 2 et 3, tableaux 11 et 12).
Graphique 2 : taux de recours aux hôpitaux (en %) de deuxième référence (hors Kati), et taux national de recours aux hôpitaux, année 2007, Mali

Tableau 11: taux de recours aux hôpitaux de deuxième référence (hors Kati), et taux national de recours aux hôpitaux, année 2007, Mali

Tableau 12: Evolution des taux de recours aux hôpitaux de deuxième référence (hors Kati) et du taux national de recours aux hôpitaux, pour les années 2005, 2006 et 2007, Mali

Les consultants des hôpitaux résident de façon majoritaire (70,4%) dans la commune d’implantation de la structure à l’exception du CHUOS et du Point G, où c’est
respectivement 7,7 % et 35,7 % des consultants qui vivent dans la commune d’implantation.
Pour l’ensemble des douze hôpitaux, la proportion de consultants venant de la commune d’implantation de l’hôpital est de 70,4% (tableau 13).
Les hôpitaux paraissent majoritairement être utilisés par la population comme des structures de soins de proximité sans tenir compte de l’architecture de la pyramide sanitaire. Seul l’hôpital de Tombouctou se distingue avec près d’un consultant sur deux venants hors de la commune d’implantation.

établissement de proximité pour la population de la Commune III, et celle du District, en effet, près de 97% des consultants sont en effet originaires de la commune d’implantation.
L’hôpital du Point G et le CHUOS affichent en 2007 un recrutement plus large qui dépasse la commune pour s’étendre au cercle avec respectivement 48% et 83,9% des consultants provenant du cercle; aucun des deux (Point G, CHUOS), néanmoins ne dépasse les 10% de consultants régionaux hors cercle.
Tableau 13: Origine des consultants (NC) reçus dans les hôpitaux de deuxième référence et dans les quatre hôpitaux de troisième référence (Gabriel Touré, Point G, IOTA, CHUOS) en 2007

* le nombre de consultants du 3e et 4e trimestre n’ont pas été fournis Les consultations de médecine et de chirurgie sont les plus nombreuses dans les hôpitaux :
elles représentent près de 94,5% des consultations externes.
En 2007, les consultations de médecine ont représenté 37,9% de l’ensemble des consultations externes réalisées dans les hôpitaux, les consultations de chirurgie 56,6%, et celles de gynéco obstétrique 5,5% (tableau 14 et graphique 4).

Tableau 14: Répartition des consultations selon les domaines de court séjour dans les hôpitaux en 2007

La somme des consultations en médecine, chirurgie, gynéco obstétrique, peut être inférieure au total des consultations externes, puisque l’établissement peut également déclarer des consultations externes d’urgence,ou de moyen ou long séjour (psychiatrie par exemple).
Graphique 4 : répartition des consultations externes selon les domaines de court séjour dans les hôpitaux du Mali en 2007

En 2007, huit hôpitaux ont déclaré assurer des consultations d’urgences (contre sept en 2006).
Huit hôpitaux (Gabriel Touré, Point G, Kati, Gao, Kayes, Mopti, Ségou, Sikasso) ont déclaré assurer des consultations d’urgences. Au total, 50 349 consultations d’urgences ont été réalisées par ces établissements en 2007, soit 12,2% des consultations externes de ces 8 hôpitaux (tableau 15), et 7,5% de l’ensemble des consultations externes déclarées en 2007.
Tableau 15 : Consultations externes d’urgence déclarées par les hôpitaux du Mali en 2007


2. Hospitalisations
La proportion d’admissions référées (22,2%) est bien supérieure à celle des consultants référés (7,53%).
L’origine (référée ou non) des admissions a été renseignée en 2007 par tous les hôpitaux du Mali à l’exception de l’IOTA et de l’Hôpital Mère Enfant. Toutefois, les hospitalisés de ces deux hôpitaux ont été classés dans leurs communes d’implantation.
Pour l’ensemble, la proportion d’admissions référées est en moyenne de 22,2% (tableau 16),bien supérieure à la proportion de consultations référées (7,5%) présentées dans le tableau 9.
Les hôpitaux paraissent ainsi jouer davantage le rôle d’établissement de référence pour l’activité d’hospitalisation par rapport à l’activité de consultation.
La proportion d’admissions référées atteint son sommet à l’hôpital du Point G avec 58,1%, en adéquation avec son statut d’établissement de 3ième référence. Quant aux hôpitaux de 2ième référence, c’est Tombouctou qui affiche la proportion la plus élevé avec 43,1% d’admissions référées, suivi de l’hôpital de Kayes avec 32,1% et de Sikasso avec 31,2%.


Tableau 16: Admissions déclarées par les hôpitaux du Mali en 2007 et proportion d’admissions référées parmi l’ensemble des admissions déclarées

Globalement, la majorité des hospitalisés sont originaires de la commune d’implantation de l’hôpital (60,2%), exception faite de trois établissements : Tombouctou, Point G et Kati.
L’origine des hospitalisés reçus est disponible en 2007 pour 10 hôpitaux sur 12 (tableau 17).
Pour l’ensemble des établissements, la proportion d’hospitalisés venant de la commune d’implantation de l’hôpital est de 60,2%.
Bien que jouant davantage le rôle d’établissement de référence pour l’activité hospitalisation par rapport à l’activité consultation, les hôpitaux de 2ième référence restent majoritairement utilisés par la population comme des structures de soins de proximité. Tombouctou se distingue cependant, avec 23,1% d’hospitalisés venant de la région hors cercle.
A l’hôpital Gabriel Touré, 78,4% des hospitalisés sont originaires de la commune d’implantation, proportion quasi-égale à celle de 2006, qui était de l’ordre de 78,1%.
Les établissements de 3ième référence tels que le CHUOS et le Point G affichent une couverture plus large qui dépasse la commune pour s’étendre à tout le pays.

Tableau 17 : Origine des hospitalisés admis dans les hôpitaux de 2e et 3e référence du Mali en 2007

* L’origine des hospitalisés n’est parfois pas mentionnée ; ils peuvent également être originaires, dans une faible proportion, d’autres régions ou pays. A défaut ils ont été classés dans la commune.

Le nombre d’admissions (ou d’hospitalisations) représente l’ensemble des séjours de patients comptabilisés par l’établissement de soins. Il est différent du nombre d’admis (ou d’hospitalisés), qui représente le nombre d’individus qui ont séjourné dans l’établissement pendant une année donnée.

On constate que la capacité d’hospitalisation est encore faible.
Les 12 hôpitaux du Mali totalisent une capacité d’hospitalisation de 1 667 lits au 4e trimestre de l’an 2007 (tableau 18), soit 0,13 lits pour 1 000 habitants (0,14 en 2006), et ont réalisé 53 522 admissions (55 085 en 2006), soit 4,3 admissions pour 1 000 habitants (4,6 en 2006 et 2005).
Toutefois il faut noter que les 11 EPH et l’hôpital Mère Enfant le Luxembourg ne sont pas les seules structures hospitalisation au Mali, les Centres de Santé de Référence (CSRef) et les structures privées de soins disposent également de lits, dont la prise en compte dans les statistiques sanitaires améliorerait certainement le ratio lit par habitant.

La durée moyenne de séjour varie bien évidemment selon les orientations de la structure considérée, de même que le taux d’occupation des lits (tableau 18).
Tableau 18 : Hospitalisations dans les hôpitaux du Mali en 2007 (nombre de lits, nombre d’admissions,durée moyenne de séjour, taux d’occupation des lits)

* c’est le nombre de lits comptabilisé au 4e trimestre 2007.

Définitions de calcul de quelques indicateurs hospitaliers
Taux d’occupation des lits (annuel) = nombre de journées d’hospitalisation effectives au cours de l’année x 100 divisé par le nombre de journées d’hospitalisation potentielles au cours de la même année Ou Taux d’occupation des lits (annuel) = somme des séjours des sortants sur l’année x 100 divisé par le nombre de
journées d’hospitalisation potentielles au cours de la même année Durée moyenne de séjour (annuelle) = somme des séjours des sortants sur l’année divisé par le nombre de sortants total de l’année (ou nombre total d’hospitalisés de l’année) Journées d’hospitalisation effectives = somme, pour tous les jours de l’année, du nombre de lits occupés
Journées d’hospitalisation potentielles = nombre de lits x nombre de jours dans l’année (365j) Le nombre de lits pour 1 000 habitants des hôpitaux de deuxième référence (0,06 p 1000 habitants) reste stable par rapport à 2005 et 2006; il est systématiquement inférieur à la valeur moyenne nationale (0,13 pour 1000 habitants), exception faite des régions de Gao et de Tombouctou qui apparaissent relativement bien dotées (0,26 et 0,14 pour 1000 habitants),compte tenu de leur faible effectif de population (tableau 19).
Le taux d’admission (pour 1000 habitants) des hôpitaux de 2ième référence dans les régions (2,2) en 2007 est légèrement inférieur à celui de 2006 (2,3). Il est inférieur au taux d’admission national (4,3).
Tableau 19 : Capacité d’hébergement et taux d’admission des hôpitaux de 2e référence et de l’ensemble des hôpitaux du Mali en 2007

Le taux d’occupation des lits en 2007 reste encore faible, mais est en progression par rapport à 2006 (59,6 contre 54,7) pour le service de Médecine ; tandis qu’on note une baisse pour les services de Gynéco-Obstétrique (55,5 contre 69,7) et de Chirurgie (44,6 contre 47,4).
Afin de pouvoir procéder à des comparaisons entre établissements, les principaux indices d’activité des services de court séjour (médecine, chirurgie, obstétrique) sont présentés dans le tableau 20. Pour cette présentation, les lits d’hébergement de l’IOTA et du CHUOS ont été considérés comme des lits de chirurgie.
Les 12 hôpitaux du Mali ont déclaré, en 2007, 886 lits de médecine (625 en 2005 et 883 en 2006), 615 lits de chirurgie (647 en 2005 et 639 en 2006) et 166 lits d’obstétrique (160 en 2005 et 153 en 2006). Le nombre d’admissions enregistrées est de 26 223 pour la médecine (24 629 en 2005 et 26 443 en 2006), 20 066 pour la chirurgie (17 749 en 2005 et 20 394 en 2006), et 7 233 pour l’obstétrique (7 644 en 2005 et 8 200 en 2006).
Les taux d’occupation moyens ont régressé pour les secteurs de chirurgie et obstétrique (44,6% en chirurgie contre 47,2% en 2006 ; 55,9% en obstétrique contre 69,7% en 2006). Le secteur médecine, quant à lui, a connu une légère hausse (59,6% contre 55,1% en 2006) (voir le graphique 5). Par ailleurs, les différences entre établissements demeurent importantes. C’est ainsi que par rapport au taux optimum de 80%* d’occupation des lits fixé par l’Organisation Mondiale de la Santé, on note une saturation du service de médecine de Kati (93,7%), ainsi que du service de gynécologie de Sikasso (81,1%) pour l’année 2007. Le taux d’occupation des lits du service gynécologie du Gabriel Touré est à 48% car il n’y a pas eu de rapport de ce service pour les 3e et 4e trimestres de 2007.
*Selon l’OMS, le taux d’occupation optimal des lits d’un établissement hospitalier devrait se situer autour de 80% ; un taux supérieur traduit une saturation des services ne permettant pas à l’hôpital de     faire face à un afflux imprévu de patients ; un taux inférieur témoigne d’une sous utilisation des services d’hospitalisation.

Graphique 5 : Comparaison des taux d’occupation des lits en 2005, 2006 et 2007 selon les trois secteurs de court séjour (médecine, chirurgie, gynéco-obstétrique) dans les 12 hôpitaux du Mali


Tableau 20: Hospitalisations de court séjour dans les hôpitaux du Mali en 2007 : nombre de lits, nombre d’admissions, durée moyenne de séjour, taux d’occupation des lits, pour chaque hôpital et par secteur


3. Etablissements de soins spécialisés
Les deux établissements spécialisés que sont le CHUOS (ex-CNOS) et l’IOTA, à cause de leur spécificité, ont des activités particulières détaillées dans les tableaux ci-dessous.

Tableau 21.1: Principales activités du Centre Hospitalier Universitaire d’Odontostomatologie

La baisse du nombre de poses de prothèses est due à «un arrêt momentané» des activités de l’unité de pose de prothèses

Tableau 21.2: Principales activités de l’Institut d’Ophtalmologie Tropicale pour l’Afrique (IOTA)

Cette augmentation s’explique par un renforcement des ressources humaines et matérielles

4. Activités de maternité
Le nombre de césariennes réalisées a légèrement progressé en 2007 (3 768) par rapport à 2006 (3 559).
La plus grande part des accouchements effectués dans les 9 hôpitaux assurant des activités de maternité ne donne pas lieu à une hospitalisation, ce qui explique le fait les activités de maternité font l’objet d’une présentation à part (tableau 22). En 2007, 15 835 accouchements ont été déclarés par les hôpitaux du Mali (15 495 en 2006 et 14 027 en 2005). Parmi lesquels on dénombre 4 621 accouchements dystociques (par voie haute ou voie basse), soit 29,7% des accouchements. Par ailleurs, 15 992 naissances, dont 14 465 naissances vivantes, ont également été enregistrées la même année (contre 14 182 naissances vivantes en 2006 et 12 869 naissances vivantes en 2005). Ce chiffre (15 992) représente environ 2,9% de l’ensemble des naissances vivantes attendues la même année1.
La proportion de nouveau-nés de petit poids de naissance (moins de 2 500 grammes) a sensiblement baissé en passant à environ 12,0% en 2007 contre 15,5% en 2006 et 14% en 2005.


La gratuité de la césarienne se traduit par une légère augmentation des cas de césariennes réalisées en 2007 (3 768 contre 3 559 en 2006), soit 23,8% des accouchements contre 23% en 2006 et 20% en 2005. Cette augmentation du nombre de césariennes a été progressive tout au long de l’année 2007 pour les hôpitaux de Ségou et Tombouctou. En outre, il faut noter un maximum pour tous les hôpitaux au 3ième trimestre de 2007 à l’exception des hôpitaux précités (Tableaux 22 et 23, graphiques 6 et 7).


En 2007, 255 décès maternels (280 en 2006) ont été notifiés dans les hôpitaux. Ce chiffre correspond à 1,6% des accouchements de l’année contre 1,8% en 2006 et 2,0% en 2005. Il y a donc une légère tendance à la baisse de la proportion de décès maternels dans les hôpitaux.
Tableau 22 : Activités de maternité dans les hôpitaux du Mali en 2007 : accouchements, accouchements dystociques, naissances vivantes, enfants de poids inférieur à 2 500 g, césarienne, décès maternels

Tableau 23: Evolution du nombre de césariennes réalisées dans les hôpitaux du Mali au cours des quatre trimestres de l’année 2007

Graphique 6 : Evolution du nombre de césariennes réalisées dans les hôpitaux du Mali au cours des quatre trimestres de l’année 2007

Graphique 7 : Evolution du volume total de césariennes réalisées dans les hôpitaux du Mali au cours des quatre trimestres de 2007

5. Activités de laboratoire et d’imagerie médicale

Les activités de laboratoire et d’imagerie ont représenté respectivement 308 019 et 82 204 actes en 2007.
Le volume des activités de laboratoire en 2007 s’élève à 308 019 actes contre 248 411 en 2006 et 238 783 actes en 2005, avec de grandes variations selon les établissements. Dans ces activités de laboratoire les analyses hématologiques restent dominantes, avec 38% des actes.
Tableau 24 : Activités de laboratoire, par principaux types d’analyses, dans les hôpitaux du Mali en 2007

** le chiffre des actes en hématologie inclut ceux de l’immunologie.
Les activités d’imagerie ont représentées 82 204 actes en 2007, contre 80 321 en 2006 et 71 798 en 2005. Près de la moitié de ces actes a été réalisée par les deux établissements de Gabriel Touré et du Point G (tableau 25) et 70% sont des examens de type radio.
Tableau 25: Activités d’imagerie, par type d’examens, dans les hôpitaux du Mali en 2007

6. Pharmacie hospitalière
Sept (7) hôpitaux ont fourni des informations sur leur pharmacie hospitalière pour la totalité des quatre trimestres de l’année 2007 ; parmi ceux-ci, 5 sont des établissements de deuxième référence. Pour ces 5 établissements, la disponibilité en médicaments essentiels se situe entre 72,8% et 98,9%. Par ailleurs, le nombre moyen de produits par ordonnance est de 3,86. Les  informations disponibles sont résumées dans le tableau 26 ci-dessous.
Tableau 26 : Disponibilité des médicaments essentiels, nombre d’ordonnances traitées et totalement servies, nombre moyen de médicaments par ordonnance dans 7 hôpitaux du Mali en 2007

7. Mortalité hospitalière
La mortalité hospitalière en 2007 est de l’ordre de 12,4% de l’ensemble des admissions, en hausse par rapport à 2006 (10,6%).
La mortalité dans les hôpitaux a été calculée sur le nombre d’admissions, en l’absence de distinction actuelle entre les admissions (c'est-à-dire le nombre de séjours hospitaliers enregistrés) et les admis (les individus hospitalisés).


Le taux de mortalité moyen est de 12,4%, supérieur aux taux de 2006 (10,6%) et de 2005 (10,0%). Ceci souligne vraisemblablement le caractère tardif du recours aux hôpitaux (ou une amélioration de l’enregistrement), hypothèse tout à fait compatible avec le faible recours aux soins hospitaliers relevé par ailleurs. Spécifiquement, cette mortalité atteint son sommet dans les hôpitaux du Point G et de Gabriel Touré, avec respectivement 20,4% et 19,2%. Ceci,comme nous l’avons souligné, peut être sujet à plusieurs commentaires, qui pourront être étayés par des enquêtes spécifiques et des analyses secondaires des données et des pratiques hospitalières.

Tableau 27: Mortalité dans les hôpitaux du Mali en 2007

Nous avons mis en annexe (1 et 2) les tableaux qui ventilent l’utilisation des hôpitaux du Mali par les usagers, en fonction des unités de soins en ambulatoire et en hospitalier et aussi selon la référence et les cas de décès dans ces établissements en 2007.

CONCLUSION
L’annuaire statistique des hôpitaux du Mali pour 2007 constitue un outil de gestion crucial pour le Ministère de la Santé. En effet, l’importance de disposer d’une information sanitaire de qualité et actualisée est actuellement reconnue tant par les gouvernements nationaux que par les partenaires techniques et financiers.
Dans ce contexte d’intérêt accru pour les systèmes d’information et dans la perspective de prendre des décisions éclairées sur la base d’informations fiables et promptes, les planificateurs, les responsables des services de soins, les décideurs, les politiciens et les partenaires techniques et financiers conditionnent la réussite des objectifs sectoriels au renforcement des systèmes d’information sanitaire.
Nous observons une amélioration dans toutes les étapes d’élaboration de l’annuaire des hôpitaux. Cette amélioration est tributaire de l’expérience qui s’accumule avec la masse critique sur le SIH qui s’accroît de plus en plus, mais aussi et surtout à la bonne collaboration avec les hôpitaux.
Pour assurer la réactivité du système, en intégrant les priorités émergentes, en renforçant les acquis et en corrigeant les lacunes, il faut que les acteurs fassent davantage l’effort de
consolider notre système d’information en corrigeant les lacunes persistantes, malgré l’amélioration constatée des annuaires.
Ces déficiences sont entre autres :
- Le faible intérêt des partenaires techniques et financiers par rapport aux soins hospitaliers, contrairement aux soins primaires ;
- L’absence de promptitude du SIH dans la collecte et l’analyse des données
hospitalières ;
- L’incomplétude des rapports et des fiches signalétiques reçus ;
- L’indisponibilité de certaines données des hôpitaux, particulièrement les données sur les causes de morbidité et de mortalité.
Pour faire face à ces déficiences, plusieurs mesures ont été proposées :
- La révision du schéma directeur du système national d’information sanitaire ;
- La révision des supports de collecte ;
- La formation des agents impliqués et ou chargés du SIH ;
- L’institutionnalisation des journées de statistiques hospitalières dans les hôpitaux ;
- La création des services de SIH dans tous les hôpitaux, leur dotation en ressources humaines qualifiées et en logistiques ;
- L’équipement des bureaux des entrées des hôpitaux en matériels informatiques ;
- La motivation des agents impliqués et ou chargés du SIH ;
- L’implication active des directions et des conseils d’administration des hôpitaux dans la fonctionnalité de leur SIH ;
- La sensibilisation pour la mobilisation des ressources pour le SIH ;
- Enfin, le plaidoyer pour le renforcement du SIH, notamment par l’intégration des données du secteur privé.

ANNEXES

RECOMMANDATIONS DE L’ATELIER DE VALIDATION DU SIH AUX HOPITAUX
1. Créer un service de SIH dans les hôpitaux
2. Mettre un accent sur les activités SIH A LA CPS
1. Réviser les supports SIH
2. Mettre à la disposition des Directeurs d’hôpitaux le calendrier d’envoi des Rapports Trimestriels d’Activités (RTA)
3. Organiser une rencontre trimestrielle des chargés SIH pour la compilation des RTA
4. Former tous les acteurs impliqués dans le SIH
5. Rendre disponible l’annuaire statistique courant le premier trimestre de l’année suivante.
6. Assurer le suivi régulier des SIH au niveau des structures (CPS)

Annexe 1: Nombre de Consultations externes, d’Admissions, de Référés-Admis et de Décès par hôpital en 2007

Annexe 2 : Personnel par catégorie d’agents

ANNEXE 3 SERVICES D'HOSPITALISATION

En savoir plus...

2006_Annuaire Statistique des Hopitaux

MINISTERE DE LA SANTE                                                                         REPUBLIQUE DU MALI
---------------                                                                                        Un Peuple – Un But – Une Foi
SECRETARIAT GENERAL                                                                                 -------------
---------------
CELLULE DE PLANIFICATION
ET DE STATISTIQUE
Annuaire Statistique
des Hôpitaux
2006
Système d’Information Hospitalier
(SIH)
Tel : +(223) 223 27 25 Fax : +(223) 223 27 26 Email : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

SOMMAIRE


Pages

Liste des tableaux                                                                              3
Liste des graphiques                                                                           4

Préface                                                                                            5

INTRODUCTION                                                                                6

CHAPITRE I : RESSOURCES DES ETABLISSEMENTS PUBLICS
HOSPITALIERS                                                                                   8

1. Ressources humaines                                                                      9

2. Ressources matérielles                                                                    10

2.1 Equipements médicaux                                                                 11

2.2 Parc automobile                                                                          12

2.3 Matériel informatique                                                                   12

2.4 Eau, Electricité, Elimination des déchets                                          13

3. Ressources financières                                                                   14

CHAPITRE II: DONNEES 2006 DES HOPITAUX                                       16

1. Consultations externes                                                                   17

2. Hospitalisations                                                                             24

3. Etablissements de soins                                                                 29

4. Activités de maternité                                                                   29

5. Activités de laboratoire et d’imagerie médicale                                  32

6. Pharmacie hospitalière                                                                   32

7. Mortalité hospitalière                                                                     33

CONCLUSION                                                                                  34

ANNEXES                                                                                       35

1. Fiches signalétiques des établissements
-Personnel administratif
-Personnel par catégorie d’agents
-Véhicules
-Matériel informatique
-Electricité – adduction d’eau – élimination des déchets
-Services d’hospitalisation
-Equipements

2. Formules de calcul des indicateurs d’activité hospitalière utilisés dans l’annuaire

Liste des tableaux

Ressources (humaines, matérielles et financières) en 2006

Tableau 1 : Répartition par catégories du personnel soignant des établissements publics hospitaliers (EPH) du Mali en 2005 et 2006

Tableau 2 :Liste de quelques équipements prévus par la carte nationale hospitalière, selon leur présence/absence dans les EPH du Mali en 2005 et 2006

Tableau 3 : Parc automobile des EPH en 2006

Tableau 4 :Matériel informatique/ Communication des EPH en 2006

Tableau 5 : Eau, Electricité, Elimination des déchets des EPH en 2006

Tableau 6 : Recettes : Réalisations 2006

Tableau 7 : Dépenses : Exécution 2006 Données hospitalières 2006

Tableau 8 : Ensemble des consultations externes déclarées par les EPH du Mali en 2006 et proportion de consultants référés parmi l’ensemble des consultants externes déclarés

Tableau 9 : Comparaison des consultations externes déclarées par les EPH du Mali pour les années 2004, 2005 et 2006

Tableau 10 :Taux de recours aux EPH de seconde référence (hors Kati), et taux national de recours aux EPH, année 2006, Mali

Tableau 11 : Evolution des taux de recours aux EPH de seconde référence (hors Kati) et du taux national de recours aux EPH, pour les années 2004, 2005 et 2006, Mali

Tableau 12 :Origine des consultants reçus dans les EPH de seconde référence et dans les cinq établissements de troisième référence (Gabriel Touré, Point G, Kati, IOTA, CNOS) du Mali en 2006

Tableau 13 : répartition des consultations externes selon les principaux domaines dans les EPH du Mali en 2006

Tableau 14 :Consultations externes d’urgence déclarées par les EPH du Mali en 2006

Tableau 15 :Admissions déclarées par les EPH du Mali en 2006 et proportion d’admissions référées parmi l’ensemble des admissions déclarées

Tableau 16 :Origine des hospitalisés admis dans les EPH de seconde référence et dans les
établissements de troisième référence (Gabriel Touré, IOTA, CNOS, Kati, Point G) du
Mali en 2006

Tableau 17 : Hospitalisations dans les EPH du Mali en 2006 (nombre de lits, nombre d’admissions, durée moyenne de séjour, taux d’occupation des lits)

Tableau 18 : Capacité d’hébergement et taux d’admission des EPH de seconde référence et de l’ensemble des EPH du Mali en 2006

Tableau 19 : Hospitalisations de court séjour dans les EPH du Mali en 2006 : nombre de lits,
nombre d’admissions, durée moyenne de séjour, taux d’occupation des lits, pour
chaque hôpital et par secteur

Tableau 20 : Principales activités du CNOS et de l’IOTA au cours de l’année 2006

Tableau 21 :Activités de maternité dans les EPH du Mali en 2006 : accouchements, accouchements dystociques, naissances vivantes, enfants de poids inférieur à 2 500 gr, césarienne,décès maternels

Tableau 22 :Evolution du nombre de césariennes réalisées dans les EPH du Mali au cours des quatre trimestres de l’année 2006

Tableau 23 :Activités de laboratoire, par type d’analyses, dans les EPH du Mali en 2006

Tableau 24 :Activités d’imagerie, par type d’examens, dans les EPH du Mali en 2006

Tableau 25 : Disponibilité des médicaments essentiels, nombre d’ordonnances traitées et totalement servies, nombre moyen de médicaments par ordonnance dans 6 EPH du Mali en 2006

Tableau 26 : Mortalité dans les EPH du Mali en 2006


Liste des graphiques

Graphique 1a : Comparaison des consultations externes déclarées par les établissements CNOS,Gabriel Touré, IOTA, Kati, Point G pour les années 2004, 2005 et 2006

Graphique 1b : Comparaison des consultations externes déclarées par les établissements de Gao,Kayes, Mopti, Ségou, Sikasso, Tombouctou pour les années 2004, 2005 et 2006

Graphique 2 : Taux de recours aux EPH de seconde référence (hors Kati), et taux national de recours aux EPH, année 2006, Mali

Graphique 3 : Evolution des taux de recours aux EPH de seconde référence (hors Kati) et du taux national de recours aux EPH, de 2004 à 2006 au Mali

Graphique 4 :Répartition des consultations externes selon les domaines de court séjour dans les EPH du Mali en 2006

Graphique 5 : Comparaison des taux d’occupation des lits en 2004, 2005 et 2006 selon les trois

secteurs de court séjour (médecine, chirurgie, gynéco-obstétrique) dans les 11 EPH du  Mali

Graphique 6 : Evolution du nombre de césariennes réalisées dans les EPH du Mali au cours des quatre trimestre de l’année 2006

Graphique 7 : Evolution du volume total de césariennes réalisées dans les EPH du Mali au cours des quatre trimestres de 2006

Préface

Le système d’information reste en général dans les pays en voies de développement le parent pauvre du système de santé. La mobilisation des ressources pour le développement des activités de soins de recherche et de formation pour les établissements de santé, doit se faire et doit être justifiée par des indicateurs d’aide à la décision dont la pertinence et l’objectivité sont établis par leur complétude et leur fiabilité. La bonne santé du couple (activité médical et système d’information sanitaire),à première vue contre nature est à établir et préserver car elle conditionne le bien-être de chacun d’entre nous et la viabilité de nos établissements publics hospitaliers.
C’est pour renforcer cette dynamique que la CPS avec le concours des hôpitaux, s’est mise depuis un certain temps dans la production annuelle du rapport statistique hospitalier dont la version 2006, témoigne des efforts et des améliorations obtenus dans cette collaboration.
Suite aux actions des EPH, et des missions de supervision des activités du système d’information hospitalière, les données se sont améliorées par rapport aux éditions précédentes. Toutefois il reste du travail à faire, notamment dans la complétude des données, leur analyse et leur utilisation au niveau local. Nous essayerons dans les futures éditions d’approfondir les analyses sur les causes principales de morbidité en tenant compte de l’architecture du système local d’information afin de produire un annuaire national qui intègre l’essentiel des activités de soins de la pyramide sanitaire du Mali.
Fondé sur un examen des performances statistiques des EPH, ce rapport est conçu comme un instrument d’analyse descriptive à la lumière des éléments clés des rapports trimestriels et de la politique hospitalière.
Son élaboration s'inscrit dans le processus d’amélioration de la mise en oeuvre du système

d'information hospitalier, tout autant que dans celui d’instrument d’aide à la décision pour les EPH dans le cadre de l’atteinte des objectifs de la seconde génération du PRODESS.
Il est non seulement utile, mais urgent de pérenniser un tel instrument, destiné en premier lieu aux professionnels de la santé.
Le comité technique de rédaction remercie les différents acteurs du système de santé malien, qui ont bonifié le présent rapport par leur contribution. Nous sommes persuadés que les utilisateurs de ce document trouveront matière à réflexion, description, et analyse.
En souhaitant que ce rapport vous apporte des éléments d'information utiles sur les hôpitaux, nous espérons également que les lecteurs nous ferons part de leurs observations, critiques et suggestions, tout en utilisant cette référence sans modération.


Le comité de rédaction


INTRODUCTION

Depuis quelques années, le système d’information suscite un regain d’intérêt particulier auprès de tous les acteurs du système hospitalier au Mali. Il est à rappeler que la complétude et la promptitude des données issues du SIH faciliterait l’évaluation des projets d’établissement, que la plupart des EPH devraient entreprendre très prochainement.
Il faut noter aussi, la signature d’un contrat de performance entre tous les EPH et le Ministère de la Santé, pour assurer l’amélioration de la performance des hôpitaux. Le SIH reste encore la base de l’évaluation de ce contrat. C’est ainsi que nous notons de plus en plus des améliorations dans la qualité des données collectées, ce qui nous permet d’étoffer l’annuaire par de nouveaux tableaux et graphiques, relevant du coup le niveau des arguments.
L’analyse proposée reste essentiellement descriptive. Les éventuelles incohérences et erreurs manifestes ont été signalées aux établissements, en leur demandant de les corriger eux-mêmes. Ce qui a constitué notre méthodologie de validation des données. Il faut aussi ajouter que les données présentées ici ont été fournies par les établissements hospitaliers, par voie de correspondance administrative.
De façon générale, on note une amélioration de l’ensemble des indicateurs d’utilisation de l’hôpital, bien que le Taux d’Occupation des Lits (TOL) contraste le plus souvent avec la réalité dans certains hôpitaux. Ceci pourrait s’expliquer aussi par les efforts fournis dans le cadre de l’extension de la capacité d’hébergement dans les hôpitaux par la mise en place des nouveaux lits fonctionnels.
La collecte des données pour le calcul de la proportion des malades vus en consultation ou hospitalisés sur référence ou évacuation s’améliore aussi. Même si les hôpitaux restent utilisés en majorité par les populations vivant dans les lieux d’implantation de la structure.
Les EPH au Mali restent toujours confrontés à l’insuffisance en ressources humaines. Ce problème est surtout plus remarquable au niveau des médecins spécialistes où nous
remarquons une tendance à la baisse d’une année à l’autre (77 chirurgiens en 2006 contre 97 en 2005).
Avec les critiques et les suggestions de tous et de chacun, nous souhaiterions approfondir notre analyse en intégrant plus d’informations notamment sur les pathologies prédominantes dans les EPH, sur la maintenance biomédicale, et sur les ressources financières.

Par rapport aux éditions des trois années précédentes, il est important de souligner une nette amélioration de l’homogénéité des données collectées, ce qui se traduit au niveau de l’annuaire par des tableaux plus nombreux et des éléments d’analyse plus complets.

Les fiches signalétiques des établissements ont été regroupées en annexe ; elles fournissent des données sur le personnel, les moyens logistiques et les équipements dont disposent les établissements hospitaliers. Une synthèse de ces données, intitulée « Ressources des établissements publics hospitaliers » est présentée dans le chapitre I, qui suit la présente introduction.


CHAPITRE I : RESSOURCES DES ETABLISSEMENTS PUBLICS HOSPITALIERS

1. Ressources humaines :
Le tableau 1 résume la répartition par catégories (médecins, chirurgiens, pharmaciens, assistants médicaux, techniciens supérieurs de santé, techniciens de santé et autres) du personnel soignant des établissements publics hospitaliers du Mali en 2006. Les détails sur le personnel figurent en annexe, à la rubrique « fiches signalétiques ».


Au total, si on ajoute au personnel soignant, le personnel administratif et le personnel de maintenance, 1968 personnes travaillaient dans les EPH maliens en 2006 contre 1725 en 2005 soit un taux de croissance de 14% entre les deux années.
Ce personnel selon les grandes rubriques se compose de :


-Personnel médical (médecins, pharmaciens) : 325 contre 313 en 2005
-Personnel para médical (les non médecins): 915 contre 840 en 2005
-Personnel d’administration : 273 contre 247 en 2005
-Personnel de maintenance et d’appui : 445 contre 410 en 2005


Le personnel médical dans les EPH a augmenté dans l’ensemble. Cependant il faut noter la diminution dans les EPH de Mopti et Gao et l’augmentation très notable dans les EPH de la capitale. Cela serait le fait d’une part de la capacité des EPH de la capitale de recruter des contractuels sur fonds propres, et d’autre part le départ de plus en plus en formation des médecins des EPH régionaux.

1.1 Le nombre de médecins travaillant dans les EPH a légèrement augmenté entre 2005 et 2006, (313 en 2005 contre 325 en 2006). Pour les autres catégories de personnel on note une augmentation du nombre qui est plus remarquable pour le personnel para médical (915 en 2006 contre 840 en 2005) soit plus de 75 nouveaux agents. La répartition entre les différents établissements apparaît plus homogène en 2005 ; le nombre de spécialistes travaillant hors Bamako demeure toutefois faible Les hôpitaux de Gao et du CNOS n’ont toujours pas de médecin anesthésiste, le poste est tenu par des assistants médicaux.
L’ensemble des EPH dispose d’au moins un gynéco obstétricien.
Des pédiatres sont présents dans tous les établissements de seconde référence.
Seuls les hôpitaux de Sikasso, Ségou, Point G, Gabriel Touré et Kati disposent d’un radiologue.
Aucun établissement de seconde référence ne bénéficie d’un psychiatre, les patients des régions doivent obligatoirement s’adresser au Point G pour des soins spécialisés dans cette discipline.
Si tous les établissements sont dotés en chirurgiens généralistes, l’hôpital de Mopti est le seul EPH de seconde référence sans chirurgien dentiste.
Enfin des pharmaciens sont présents dans l’ensemble des EPH


1.2 La faible dotation en assistants médicaux de santé publique des EPH de seconde
référence : Le nombre d’assistants médicaux est en augmentation dans tous les EPH ; passant 136 en 2005 à 196 en 2006. De même que pour les médecins. Cette augmentation est très notable dans les EPH de Point G, Gabriel Touré, Kati, CNOS où souvent le nombre a plus que doubler comme c’est le cas au Point G et à l’IOTA.
Seuls les hôpitaux de Kayes (1) et Sikasso (1), parmi les EPH de 2ème référence, disposent d’assistants médicaux de santé publique.

1.3 La rareté du personnel de maintenance dans l’ensemble du pays :
-Ingénieur maintenance : Hôpital du Point G (2), Gabriel Touré (3), Ségou (1)

-Technicien froid : Hôpital du Point G (2), Gabriel Touré (1)

-Technicien biomédical : Hôpital du Point G (3), Gabriel Touré (2), Tombouctou (1)

-Plombier : Hôpital du Point G (2), Gabriel Touré (1), Mopti (1)
Malgré le développement des politiques de maintenance par le département ces dernières
années, la difficulté est encore de taille pour l’ensemble des EPH.

1.4 La faible dotation en techniciens supérieurs de santé :
Leur nombre à varier passant de 320 en 2005 à 296 en 2006, mais reste un peu proportionnellement répartie entre les EPH. Cette baisse pourrait s’expliquer par la forte
propension de cette catégorie d’aller en formation pour la spécialisation. Cette envie de bonification est partagée par les techniciens de santé, qui souhaitent devenir des techniciens
supérieurs.

Quand à la qualité des ressources humaines (voir fiches signalétiques) nous notons la présence de médecin généraliste dans tous les EPH excepté Mopti, avec un nombre notable dans les EPH de Ségou, Gabriel Touré et du Point G.

Tableau 1 : Répartition par catégories du personnel soignant des établissements publics hospitaliers du Mali en 2005 et 2006

* y compris chirurgiens dentistes
** il s’agit des autres paramédicaux
2. Ressources matérielles
2.1 Equipements médicaux
Afin d’essayer d’apprécier de façon synthétique le niveau d’équipement réel des établissements publics hospitaliers par rapport au niveau attendu, une liste d’équipements
prévus par la Carte nationale Hospitalière a été retenue, et la présence de ces équipements vérifiée, en fonction des déclarations des établissements lors du remplissage des fiches signalétiques (tableau 2). Toutefois, seul la présence ou l’absence (selon les déclarations de l’établissement) de l’équipement est indiquée dans le tableau, sans préjuger de l’état de fonctionnement et de la qualité d’utilisation. L’EPH de Kati n’a pas fourni de données pour cette rubrique en 2006.


Il est difficile de commenter cette liste (voir annexe). On peut toutefois souligner les points suivants : Kayes est le seul établissement dépourvu de Poupinel ; deux hôpitaux ont déclaré ne pas avoir de défibrillateur (CNOS, Kayes) ; Sikasso et Ségou ne disposent pas d’une table de radiologie simple os/poumon ; seul l’EPH de Mopti a déclaré une salle équipée pour la réanimation néonatale (avec un Incubateur nourrisson) ; les hôpitaux de Kayes et Mopti n’auraient pas d’électrocardiogramme.

Tableau 2 : Liste de quelques équipements prévus par la carte nationale hospitalière, selon leur présence/absence dans les EPH du Mali en 2005 et 2006

O = Oui (équipement présent) N = Non (équipement absent) ND = information non disponible

2.2 Parc automobile
La disponibilité des ambulances est plus ou moins satisfaisante dans les EPH en 2006
(voir tableau 3). Le total nous donne 17 ambulances signalées qui fonctionnent actuellement.
Les moins servis sont les EPH de Sikasso et Gao avec une seule ambulance, Point G est le mieux servi avec 5 ambulances fonctionnelles. Les véhicules de fonction font défaut à Kayes,
Ségou et Gao, qui n’ont aucun véhicule de fonction. Les véhicules de liaisons sont relativement bien repartis, un dans tous les EPH au niveau région.

Tableau 3 : La disponibilité des ambulances, véhicules de liaisons et de fonction dans les EPH du Mali en

ND = Non Déterminé

Kati IOTA et Tombouctou n'ont pas déterminé les types de véhicule

2.3 Matériel informatique/ Communication
La vision futuriste du schéma directeur du système d’information sanitaire et social développait les EPH à partir de l’informatisation de leur vitrine : le bureau des entrées.

Malgré la prise en charge comme priorité dans l’architecture des EPH de la construction des bureaux des entrées, les hôpitaux de Sikasso, Mopti et du CNOS restent sans
ordinateur au bureau des entrées. Seul le chargé SIH de Ségou n’a pas d’ordinateur en 2006.

Le micro-ordinateur est utilisé dans tous les EPH du Mali, au total 341 micro-ordinateurs ont été signalé fonctionnels par l’ensemble des hôpitaux pour plus de 200
imprimantes utilisées. Ce qui reste inquiétant c’est la, non disponibilité de l’outil informatique (ordinateur et imprimante) au niveau du bureau des entrées et du Système d’Information
Hospitalier. Les 4 hôpitaux sans ordinateurs dans le circuit du SIH sont :

-Pour le bureau des entrées sans ordinateur : EPH de Sikasso avec 20 ordinateurs fonctionnels, EPH de Mopti avec 13 ordinateurs et le CNOS avec 34 ordinateurs signalés fonctionnels.

-Pour le SIH avec zéro ordinateur : l’EPH de Ségou avec un total de 12 ordinateurs
pour l’hôpital est le seul à ne pas mettre un ordinateur pour son SIH.

Par rapport à l’imprimante, trois EPH sont sans imprimante au niveau de leur SIH, il s’agit
de :
-L’hôpital de Point G avec 95 ordinateurs dont un seul au SIH et 34 imprimantes dont

zéro pour son SIH.

-Les hôpitaux de Kayes et Mopti.
Le manque ou l’insuffisance d’outils informatiques pour un EPH peut induire une mauvaise performance de son système d’information facteur clé d’aide à la décision.

Les moyens de communication ; tous les hôpitaux sans exception ont signalé au moins l’existence d’une ligne téléphonique et ou d’un fax, (voir tableau 4).


Quand aux Emails les EPH de Kati et Gabriel Touré sont les seuls à ne pas en avoir, malgré la gratuité des adresses sur certains moteurs de recherche.

Tableau 4 : La Situation du matériel informatique/ communication dans les EPH du Mali en 2006

2.4 Eau, Electricité, Elimination des déchets
Tous les EPH sont raccordés au réseau EDM (Energie du Mali), et quatre (4) d’entre eux (Kayes, Sikasso, Point G et Gabriel Touré) ont déclaré disposer également d’un ou plusieurs groupes électrogènes de secours.
L’élimination des déchets hospitaliers et des ordures ménagères se fait par incinération dans la plupart des cas ; mais certains établissements, comme l’hôpital de Kayes, ceux de Sikasso et l’IOTA ont eux recours à des GIE (Groupement D’Intérêt Economique) pour se débarrasser desdits déchets.

Tableau 5 : L’existence de l’adduction d’eau, d’électricité et l’élimination des déchets dans les EPH du Mali en 2006


3. Ressources financières
Les tableaux financiers ont rarement été sujets à commentaires dans nos précédentes éditions à cause de leur incomplétude et de leur indisponibilité. L’année 2006 a été un record pour la fourniture des informations financières par les hôpitaux. Tous les EPH du Mali ont fourni ces informations (voir les tableaux 6 et 7).
Le tableau 6 donne l’ensemble des recettes réalisées en 2006 dans les EPH, soit plus 14 milliards de francs CFA (Exactement 14 319 544 452 F CFA), comprenant les sous totaux

suivants :
-Dotation et subvention 75% du total des recettes
-Produit des activités 13%
-Vente ou cession de médicaments 9%
-Autres (aides extérieures subventions …) 3%

Par rapport à l’importance du niveau des montants des recettes les EPH peuvent être classés

en trois groupes :

1-Environs 3 milliards et demi de recettes : Point G et Gabriel Touré

2-Environs 1 milliard 300 millions : Le CNOS, l’IOTA et Kati

3-Environs ½ milliard : Sikasso, Kayes, Mopti, Ségou,

Tombouctou et Gao
Cependant, les EPH de Tombouctou et Gao sont les seuls au bas de l’échelle avec moins d’un demi-milliard de F CFA de recettes annuelles.

Les ressources propres des EPH qui sont les produits des activités (prestations de service : consultations, hospitalisations, examens paramédicaux, etc.) et la vente ou cession de médicaments ne représentent qu’environ 22% de l’ensemble des recettes hospitalières, soit 3 173 261 362 F CFA.

Les dépenses de fonctionnement des EPH s’élèvent à 9 368 554 205 F CFA, soit 68% de l’ensemble de leurs dépenses totales.

La comparaison des tableaux 6 et 7, c'est-à-dire l’ensemble des recettes et des dépenses fait ressortir un résultat net positif de 596 822 180 F CFA. Mais ce résultat global ne présage en rien de la bonne santé de nos établissements sanitaires, lorsque l’on sait que 78% de l’ensemble des recettes sont constituées par les subventions, les dotations, les dons et autres aides extérieures.

Une analyse plus fine de ces tableaux met cependant en évidence la partie submergée de l’iceberg, c'est-à-dire la, non viabilité financière de nos EPH. Une étude
simpliste des niveaux de dépenses de fonctionnement et de recettes propres (le recouvrement des coûts) montre qu’il reste un gap financier de 6 195 292 843 F CFA à
l’ensemble des EPH en 2006, pour que leurs charges de fonctionnement soient entièrement couvertes par leurs ressources propres. Il reste évident que l’échelle de cet écart est différente selon le type et le niveau de chaque EPH.


TABLEAU 6 : RECETTES : REALISATIONS 2006 PAR EPH (en milliers de francs)

TABLEAU 7 : DEPENSES : EXECUTION ANNEE 2006


CHAPITRE II : DONNEES 2006 DES
HOPITAUX

ACTIVITES DECLAREES DES ETABLISSEMENTS PUBLICS HOSPITALIERS DU
MALI EN 2006

1. Consultations externes
En 2006, 66% des consultations déclarées par les EPH du Mali ont eu lieu dans les cinq établissements situés dans la capitale ou à proximité immédiate : Gabriel Touré, IOTA, Kati, CNOS et Point G.

Au total, 606 905 consultations externes ont été déclarées par les EPH du Mali en 2006 (tableau 8), contre 560 172 en 2005 et 451 513 en 2004 (sachant que le chiffre de consultations externes de l’IOTA n’avait pas été fourni pour l’année 2004).
Presqu’une consultation externe sur quatre (24%), s’est effectuée à l’hôpital Gabriel Touré, alors que l’IOTA et le CNOS ont réalisé chacun 15 % des consultations.
Les six EPH de seconde référence représentent ensemble environ 206 832 consultations, soit 34 % (contre 37% en 2005) de toutes les consultations externes déclarées. Le nombre de consultations varie pour ces établissements de 14 932 à Tombouctou à 49 052 à Ségou.


La proportion de consultants référés par une autre structure de santé (très généralement un CSCOM ou un CSREF) parmi l’ensemble des consultants reçus est disponible en 2006 pour tous les EPH (2nd et 3e référence) à l’exception de Kati (chiffre très faible), du CNOS et de l’IOTA. L’Hôpital du Point G, a la plus grande proportion de références avec 28.2% pour les hôpitaux de 3e référence. Pour les six établissements de 2nd référence, la proportion varie de 0.8% (Gao, Ségou) à 31.3% (Tombouctou). Nous constatons une hausse globale de la proportion des référés au niveau régional (2nd référence) par rapport à 2005. Cette proportion est en moyenne de 6.7 % en 2006 contre 4.6 % en 2005 pour les hôpitaux régionaux (2nd référence).


Tableau 8 : Ensemble des consultations externes déclarées par les EPH du Mali en 2006 et proportion de consultants référés parmi l’ensemble des consultants externes déclarés

Le nombre de consultations externes représente l’ensemble des contacts entre les patients et l’établissement de soins. Il est différent du nombre de consultants, qui représente le nombre d’individus qui se sont adressés à l’établissement durant une année donnée. En 2006, neuf EPH sur onze ont fourni des données permettant de distinguer consultations et consultants ; ils n’étaient que six en 2004 et 2005.

Certains établissements hospitaliers de seconde référence ont vu leur activité, en termes de consultations déclarées, progresser entre 2005 et 2006. Parmi les établissements situés à Bamako, le CNOS, Gabriel Touré, l’IOTA et le Point G enregistrent une croissance en volume de leurs consultations externes ; le nombre de consultations déclarées par Kati est en forte régression (-34.9%) en 2006 (32 795) par rapport à 2005 (50 369) (tableau 9).
Globalement, il y a une progression des consultations déclarées de (+13.4%) pour les hôpitaux de 3e référence ; et une légère régression (- 0.3%) pour celles des hôpitaux de 2nd référence.

Tableau 9 : Comparaison des consultations externes déclarées par les EPH du Mali pour les années 2004,2005 et 2006

Graphique 1a : Comparaison des consultations externes déclarées par les établissements CNOS, Gabriel Touré, IOTA, Kati, Point G pour les années 2004, 2005 et 2006

Graphique 1b : Comparaison des consultations externes déclarées par les établissements de Gao, Kayes,Mopti, Ségou, Sikasso, Tombouctou pour les années 2004, 2005 et 2006

Le taux national de recours aux EPH est passé de 3.9 à 5.0 entre 2004 et 2006

Même si le taux de recours, ou taux de fréquentation, se calcule en toute rigueur pour un établissement à partir des nouveaux cas vus en consultation au cours de l’année, il est possible d’estimer ce taux à partir du volume de consultations externes rapporté à la population cible de l’établissement.

Les 606 905 consultations externes déclarées par les EPH en 2006 représentent, pour l’ensemble du pays, un taux de recours de 5.0 consultations pour 100 habitants, légèrement supérieur au taux de 2005 (4.8) et supérieur au chiffre de 3,9 relevé en 2004.
Le taux de recours aux EPH de deuxième référence des régions (˜2,5 p 100 habitants) est resté stable entre 2004 et 2006. La hausse observée pour l’ensemble du pays depuis 2004 est due à un meilleur rapportage du nombre de consultations externes déclarées par les EPH de troisième référence inférieur en 2005 par rapport à 2004.
Comme en 2004 et 2005, c’est dans la région de Gao que le taux de recours est le plus élevé (7,0 consultations pour 100 habitants) ; il est à son plancher dans la région de Sikasso (1,4 consultations pour 100 habitants) (graphique 2 et 3, tableaux 10 et 11).

Graphique 2 : taux de recours aux EPH de seconde référence (hors Kati), et taux national de recours aux EPH, année 2006, Mali

Tableau 10 : taux de recours aux EPH de seconde référence (hors Kati), et taux national de recours aux EPH, année 2006, Mali

Il n’a pas été calculé de taux de recours pour les hôpitaux de troisième référence, car la population « cible » de ces établissements est difficile à établir.


Graphique 3 : Evolution des taux de recours aux EPH de seconde référence (hors Kati) et du taux national de recours aux EPH, de 2004 à 2006 au Mali

Tableau 11 : Evolution des taux de recours aux EPH de seconde référence (hors Kati) et du taux national de recours aux EPH, pour les années 2004, 2005 et 2006, Mali



Les consultants des EPH résident de façon majoritaire (66%) dans la commune d’implantation de l’hôpital à l’exception du CNOS, ou c’est seulement 8,7% des
consultants qui vivent dans la commune d’implantation.

L’origine des consultants reçus est disponible en 2006 pour la totalité des 11 EPH du Mali (tableau 12). Pour l’ensemble de ces onze établissements, la proportion de consultants venant de la commune d’implantation de l’hôpital est de 66,4%

Les EPH de seconde référence jouent peu le rôle d’établissement de référence, et paraissent majoritairement utilisés par la population comme des hôpitaux de proximité. Seul Tombouctou se distingue un peu, avec près d’un consultant sur trois venant de plus loin que la commune.

L’hôpital Gabriel Touré, considéré à la fois comme un établissement de troisième référence et comme un établissement de proximité pour la population de la rive gauche de Bamako, semble surtout remplir cette dernière mission ; plus de 96,9 % des consultants sont en effet

originaires de la commune. L’hôpital du Point G et les établissements spécialisés tels que le CNOS et l’IOTA affichent un recrutement plus large qui dépasse la commune pour s’étendre au cercle ; aucun des deux (CNOS, IOTA) néanmoins ne dépasse les 15 % de consultants régionaux.

Tableau 12 : Origine des consultants reçus dans les EPH de seconde référence et dans les cinq établissements de troisième référence (Gabriel Touré, Point G, Kati, IOTA, CNOS) du Mali en 2006 Origine des consultants

L’origine des consultants n’est parfois pas mentionnée ; ils peuvent également être originaires, dans une faible proportion, d’autres régions ou pays, ce qui explique que le total par ligne diffère du nombre de consultants par établissements présenté dans le tableau 9.

Les consultations de médecine et de chirurgie sont les plus nombreuses dans les EPH

Les consultations de médecine représentent, en 2006, 39,8 % de l’ensemble des consultations externes réalisées dans les EPH, les consultations de chirurgie 53,9 %, et celles de gynéco obstétrique 6,2 % (tableau 13 et graphique 4).

Tableau 13 : répartition des consultations externes selon les principaux domaines dans les EPH du Mali en 2006

La somme des consultations en médecine, chirurgie, gynéco obstétrique, peut être inférieure au total des consultations externes, puisque l’établissement peut également déclarer des consultations externes d’urgence, ou de moyen ou long séjour (psychiatrie par exemple).

Graphique 4 : répartition des consultations externes selon les domaines de court séjour dans les EPH du Mali en 2006

En 2006, sept EPH ont déclaré assurer des consultations d’urgence (cinq en 2005)

Sept hôpitaux (Gabriel Touré, Point G, Gao, Kayes, Mopti, Sikasso, Tombouctou) ont déclaré assurer des consultations d’urgence. Au total, 41 438 consultations d’urgence ont été réalisées par ces établissements en 2006, soit 12,0 % des consultations externes de ces 7 hôpitaux (tableau 14), et 6,8 % de l’ensemble des consultations externes déclarées en 2006.

Tableau 14 : Consultations externes d’urgence déclarées par les EPH du Mali en 2006

2. Hospitalisations
La proportion d’admissions référées (22,7 %) est bien supérieure à celle des consultants référés (6,3 %)

L’origine (référée ou non) des admissions a été renseignée en 2006 par tous les 11 établissements du Mali. Pour l’ensemble, la proportion d’admissions référées est en moyenne de 22,7 % (tableau 15), bien supérieure à la proportion de consultations référées (6,3 %) présentées dans le tableau 9. Les EPH paraissent ainsi jouer davantage le rôle d’établissement de référence pour l’activité d’hospitalisation par rapport à l’activité de consultation.
La proportion d’admissions référées atteint son plafond à l’hôpital du Point G (53,8%), en adéquation avec son statut d’établissement de troisième référence; parmi les hôpitaux de seconde référence, c’est Tombouctou qui affiche la proportion la plus élevé avec 45% d’admissions référées, suivi de l’hôpital de Kayes avec 32,3%.

Tableau 15 : Admissions déclarées par les EPH du Mali en 2006 et proportion d’admissions référées parmi l’ensemble des admissions déclarées

Globalement, la majorité des hospitalisés sont originaires de la commune d’implantation de l’hôpital (49,7%), exception faite de trois établissements : Tombouctou, Point G, et le CNOS

L’origine des hospitalisés reçus est disponible en 2006 pour les onze EPH (tableau 16); pour tous les établissements hospitaliers, admissions et nombre d’hospitalisés sont identiques.
Pour l’ensemble des onze établissements, la proportion d’hospitalisés venant de la commune d’implantation de l’hôpital est de 49,7 %.

Bien que jouant davantage le rôle d’établissement de référence pour l’activité hospitalisation par rapport à l’activité consultation, les EPH de seconde référence restent majoritairement utilisés par la population comme des hôpitaux de proximité. Tombouctou se distingue cependant, avec 33,7 % d’hospitalisés venant de la région hors cercle.

L’hôpital Gabriel Touré, considéré à la fois comme un établissement de troisième référence et comme un établissement de proximité pour la population de la rive gauche de Bamako, remplit surtout cette dernière mission ; 78,1 % des hospitalisés sont en effet originaires de la commune, proportion cependant en baisse par rapport à 2005 où elle était de 83%.

Les établissements spécialisés tels que le CNOS et l’IOTA affichent un recrutement plus large qui dépasse la commune pour s’étendre au cercle et, pour l’IOTA, à la région et au-delà.

Tableau 16 : Origine des hospitalisés admis dans les EPH de seconde référence et dans les établissements de troisième référence (Gabriel Touré, IOTA, CNOS, Kati, Point G) du Mali en 2006

Origine des hospitalisés

L’origine des hospitalisés n’est parfois pas mentionnée ; ils peuvent également être originaires, dans une faible proportion, d’autres régions ou pays. Cette dernière éventualité n’est importante que dans le cas de l’IOTA : 11
% d’hospitalisés viennent d’autres régions ou pays.

Le nombre d’admissions (ou d’hospitalisations) représente l’ensemble des séjours de patients comptabilisés par l’établissement de soins. Il est différent du nombre d’admis (ou d’hospitalisés), qui représente le nombre d’individus qui ont séjourné dans l’etablissement pendant une année donnée. En 2005, un seul EPH sur onze a fourni des données permettant de distinguer hospitalisations et hospitalisés.

Une capacité d’hospitalisation encore faible

Les 11 EPH du Mali totalisaient en 2006 une capacité d’hébergement de 1 675 lits (tableau 17), soit 0,14 lits pour 1 000 habitants1 (0,14 en 2004 et 0,13 en 2005), et ont réalisé 54 826 admissions, soit 4,5 admissions pour 1 000 habitants (3,5 en 2004 et 4,6 en 2005).
A titre de comparaison, le nombre de lits pour 1 000 habitants est en moyenne de 1,2 en Afrique subsaharienne2. Il faut toutefois garder à l’esprit que les EPH ne représentent pas les seules structures d’hospitalisation publiques du Mali, les Centres de Santé de Référence
(CSRéf) disposant également de lits.
La durée moyenne de séjour varie bien évidemment selon les orientations de la structure considérée, de même que le taux d’occupation des lits (tableau 17).

1 Ou encore 7 195 habitants pour 1 lit d’hospitalisation
2 Rapport du Haut Conseil de la Coopération Internationale – 25 juin 2002.


Tableau 17 : Hospitalisations dans les EPH du Mali en 2006 (nombre de lits, nombre d’admissions, durée moyenne de séjour, taux d’occupation des lits)

Taux d’occupation des lits (annuel) = nombre de journées d’hospitalisation effectives au cours de l’année x 100
/ nombre de journées d’hospitalisation potentielles au cours de la même année
Ou
Taux d’occupation des lits (annuel) = somme des séjours des sortants sur l’année x 100 / nombre de journées
d’hospitalisation potentielles au cours de la même année

Durée moyenne de séjour (annuelle) = somme des séjours des sortants sur l’année / nombre de sortants total de l’année

Journées d’hospitalisation effectives = somme, pour tous les jours de l’année, du nombre de lits occupés

Journées d’hospitalisation potentielles = nombre de lits x nombre de jours dans l’année (365j)

Le nombre de lits pour 1 000 habitants des hôpitaux régionaux (0,07 p 1 000 habitants) reste stable par rapport à 2004 et 2005 ; il est systématiquement inférieur à la valeur moyenne nationale (0,14 p 1 000 habitants), exception faite de la région de Gao qui apparaît relativement bien dotée, compte tenu de son faible effectif de population (tableau 18).
Le taux d’admission (p 1 000 habitants) des EPH de seconde référence dans les régions (2,3) en 2006 est légèrement supérieur à celui des années 2004, 2005 (2,0). Il est inférieur au taux d’admission national (4,5).

Tableau 18 : Capacité d’hébergement et taux d’admission des EPH de seconde référence et de l’ensemble
des EPH du Mali en 2006

Des taux d’occupation des lits en progression en 2006 par rapport à 2004 pour les 3 services de court séjour (médecine, chirurgie et gynéco – obstétrique)

Afin de pouvoir procéder à des comparaisons entre établissements, les principaux indices d’activité des services de court séjour (médecine, chirurgie, obstétrique) sont présentés dans le tableau 19. Pour cette présentation, les lits d’hébergement de l’IOTA et du CNOS ont été considérés comme des lits de chirurgie.

Les 11 EPH du Mali ont déclaré, en 2006, 883 lits de médecine (695 en 2004 et 625 en 2005), 639 lits de chirurgie (646 en 2004 et 647 en 2005) et 153 lits d’obstétrique (162 en 2004 et 160 en 2005). Le nombre d’admissions enregistrées est de 28 279 pour la médecine (20 307 en 2004 et 24 629 en 2005), 20 173 pour la chirurgie (11 094 en 2004 et 17 749 en 2005), et 7 494 pour l’obstétrique (6 130 en 2004 et 7 644 en 2005).
Les taux d’occupation moyens ont progressé pour les secteurs de chirurgie et obstétrique (47,4 % en chirurgie contre 44 % en 2004 et 2005 ; 69,7 % en obstétrique contre 38 % en 2004 et 63,2 % en 2005 ; 54,7 % en médecine contre 46 % en 2004 et 62,4% en 2005)
(graphique 5) ; les différences entre établissements demeurent importantes.

En 2006, plusieurs établissements affichent des taux d’occupation proche ou supérieur à 50 % pour l’ensemble des trois secteurs de court séjour considérés ; toutefois les secteurs médecine et gynéco obstétrique de l’hôpital Gabriel Touré enregistrent des taux d’occupation très élevés (supérieur à 100 % en gynécologie), ainsi que le secteur obstétrique de Ségou (92,2%).

Selon l’OMS, le taux d’occupation optimal des lits d’un établissement hospitalier devrait se situer autour de 80 % ; un taux supérieur traduit une saturation des services ne permettant pas à l’hôpital de faire face à un afflux imprévu de patients ; un taux inférieur témoigne d’une sous utilisation des services d’hospitalisation.


Graphique 5 : Comparaison des taux d’occupation des lits en 2004, 2005 et 2006 selon les trois secteurs de court séjour (médecine, chirurgie, gynéco-obstétrique) dans les 11 EPH du Mali

Tableau 19 : Hospitalisations de court séjour dans les EPH du Mali en 2006 : nombre de lits, nombre d’admissions, durée moyenne de séjour, taux d’occupation des lits, pour chaque hôpital et par secteur


Par hospitalisation de court séjour, on entend les hospitalisations en médecine, chirurgie, obstétrique

3. Etablissements de soins spécialisés
Les deux établissements spécialisés qui sont le CNOS et l’IOTA à cause de leur spécificité ont des activités particulières, qu’on a détaillées dans le tableau 20 ci-dessous.

Tableau 20 : Principales activités du CNOS et de l’IOTA au cours de l’année 2006


* électrophysiologie 2 603, champ visuel 5 065, Autres 92
4. Activités de maternité

Le nombre de césariennes réalisées a progressé en 2006 (3 559) par rapport à 2005 (2 749)

La plus grande part des accouchements effectués dans les 8 EPH assurant des activités de maternité ne donne pas lieu à une hospitalisation, ce qui explique que les activités de maternité fassent l’objet d’une présentation à part (tableau 21).

En 2006, 15 495 accouchements ont été déclarés par les EPH du Mali; ils étaient 14 186 en 2004 et 14 027 en 2005.
Pour la même année, 4 384 accouchements, soit 28,6 %, étaient des accouchements dystociques (par voie haute ou basse) ; 14 182 naissances vivantes ont été enregistrées (13 307 en 2004 et 12 869 en 2005), ce qui représente un peu plus de 2,5 % de l’ensemble des naissances vivantes attendues la même année3.
La proportion de nouveaux nés de petit poids de naissance (moins de 2 500 grammes) a légèrement progressé, pour atteindre 15,5 % (11 % en moyenne en 2004 et 14% en 2005).
Le nombre de césariennes réalisées a connu une nette augmentation ; il est en 2006 de 3 559, soit 23% des accouchements, contre 20% en 2005 et 14 % en 2004. Cette augmentation du nombre de césariennes a été progressive tout au long de l’année 2006 pour les hôpitaux du Point G, Gao et Tombouctou (tableaux 21 et 22, graphiques 6 et 7).

3 Si on applique à la population du Mali en 2006 (12 051 032 habitants selon la DNP) le taux brut de natalité le plus récent estimé (4,5 p 1000 selon l’EDS 2001), on obtient un effectif d’environ 542 296 naissances attendues pour l’année 2006. Les 14 182 naissances vivantes enregistrées dans les EPH maliens en 2006 représentent donc 2,6 % de l’ensemble des naissances vivantes attendues.


En 2006, 280 décès maternels ont été notifiés dans ces EPH (1,8 % des accouchements, contre 2,0 % en 2005 et 0,6 % en 2004).

Tableau 21 : Activités de maternité dans les EPH du Mali en 2006 : accouchements, accouchements dystociques, naissances vivantes, enfants de poids inférieur à 2 500 gr, césarienne, décès maternels


Tableau 22 : Evolution du nombre de césariennes réalisées dans les EPH du Mali au cours des quatre trimestres de l’année 2006


4 Y compris accouchements avant l’arrivée à l’hôpital (à domicile ou en route), dans la mesure où la mère et l’enfant ont bénéficié d’une visite hospitalière immédiate
5 En pourcentage des accouchements
6 En pourcentage des naissances vivantes

Graphique 6 : Evolution du nombre de césariennes réalisées dans les EPH du Mali au cours des quatre trimestre de l’année 2006


Graphique 7 : Evolution du volume total de césariennes réalisées dans les EPH du Mali au cours des quatre trimestres de 2006


5. Activités de laboratoire et d’imagerie médicale
Les activités de laboratoire et d’imagerie ont représenté respectivement 248 411 et 80 321 actes en 2006

Le volume des activités de laboratoire (tableau 23) s’est élevé à 248 411 actes, contre 238 783 actes en 2005 et 174 748 actes en 2004 (sachant que cette année là les données du Point G n’étaient pas disponibles), avec de grandes variations selon les établissements.

Tableau 23 : Activités de laboratoire, par type d’analyses, dans les EPH du Mali en 2006

* le chiffre des actes en hématologie inclue l’immunologie
Les activités d’imagerie ont représentées 80 321 actes en 2006, contre 71 798 en 2005 et 65 520 en 2004; plus de la moitié (57,3 %) de ces actes a été réalisée par les deux établissements de Gabriel Touré et du Point G (tableau 24).

Tableau 24 : Activités d’imagerie, par type d’examens, dans les EPH du Mali en 2006

6. Pharmacie hospitalière :
Seuls 6 EPH ont fourni des informations sur leur pharmacie hospitalière pour la totalité des quatre trimestres de l’année 2006 ; parmi ceux-ci, 5 sont des établissements de seconde référence. Pour ces 5 établissements, la disponibilité en médicaments essentiels se situe entre 86,9% et 97,8 % ; et le nombre moyen de produits par ordonnance est de 3.
Les informations disponibles sont résumées dans le tableau 25.

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Tableau 25: Disponibilité des médicaments essentiels, nombre d’ordonnances traitées et totalement servies, nombre moyen de médicaments par ordonnance dans 6 EPH du Mali en 2006

7. Mortalité hospitalière
La mortalité hospitalière est de l’ordre de 10,6 % de l’ensemble des admissions

La mortalité dans les EPH a été calculée sur le nombre d’admissions, en l’absence de distinction actuelle entre les admissions (c'est-à-dire le nombre de séjours hospitaliers
enregistrés) et les admis (les individus hospitalisés).
Le taux de mortalité moyen est de 10,6 %, légèrement supérieur aux taux de 2004 et 2005 (10,0 %) ; soulignant vraisemblablement le caractère tardif du recours aux hôpitaux, hypothèse tout à fait compatible avec le faible recours aux soins hospitaliers relevé par ailleurs. Spécifiquement cette mortalité atteint son sommet dans les EPH du Point G et de Gabriel TOURE avec respectivement 18% et 14,5%. Ceci comme l’avons souligné peut être sujet à plusieurs commentaires.

Tableau 26: Mortalité dans les EPH du Mali en 2006


CONCLUSION

Bien que le système d’information hospitalière prend vie et se bonifie par l’âge, il reste cependant encore rudimentaire par les insuffisances qui sont notamment :

-L’incomplétude des rapports et des fiches signalétiques reçus,

-L’indisponibilité de certaines données des EPH particulièrement les données sur les causes

de morbidité et de mortalité,

-La révision du schéma directeur,
-La révision des supports de collecte,
-La formation des agents impliqués et ou chargés du SIH,
-L’équipement des unités SIH et des bureaux des entrées des EPH en matériels
informatiques,
-La motivation des agents impliqués et ou chargés du SIH,
-L’implication active des directions et des conseils d’administration des EPH dans la fonctionnalité de leur SIH.

Au-delà de toutes ces lacunes le rapport 2006 des hôpitaux est riche de ces tableaux, graphiques et commentaires qui donnent au lecteur une image statique et dynamique du fonctionnement de nos établissements hospitaliers.


ANNEXES

Personnel par categorie d'agents

Services d'hospitalisation

Equipements

Imagerie medicale

Formule de calcul des indicateurs d'activité hospitalière utile dans l'annuaire


Durée moyenne de séjour (DMS) : nombre total de journées d’hospitalisation au cours de l’année (ici 2004)/nombre total d’admissions au cours de la même période

Taux d’occupation des lits : nombre total de journées d’hospitalisation au cours de l’année/(nombre de lits x 365) x 100

Nombre de lits x 365 = journées d’hospitalisation potentielle, c'est-à-dire le nombre de journées d’hospitalisation maximum qui pourrait être atteint au cours d’une année si chaque lit était occupé en permanence.

LE COMITE DE REDACTION
Dr Salif SAMAKE Directeur CPS
M. Ali DIOP Directeur Adjoint CPS
Dr Mamadou DIOP Unité Statistique
M. Issa Bara BERTHE Unité Statistique
M. Samba KEITA Unité Statistique
M. Karim TRAORE Unité Statistique
Mme DIALLO Goundo KEITA Centre de
Documentation et de Communication

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