Mot du premier Ministre lors du 1er CONGRES DE NEUROSCIENCE
- Écrit par Abdoulaye Konaté
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CABINET DU PREMIER MINISTRE
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REPUBLIQUE DU MALI
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Un Peuple - Un But - Une Foi
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CEREMONIE D’OUVERTURE
DU 1er CONGRES DE NEUROSCIENCE
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MOTS
DE MONSIEUR
LE PREMIER MINISTRE
BAMAKO, LE 15 NOVEMBRE 2009
Monsieur le Ministre de la Santé,
Mesdames, Messieurs les Ministres,
Monsieur le Président du Comité Scientifique,
Monsieur le Président du Congrès,
Excellences, Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs et Chefs des Organismes de Coopération Bilatérale et Multilatérale,
Messieurs les Doyens,
Mesdames et Messieurs les Chefs et Membres des délégations,
Honorables Invités ;
Mesdames, Messieurs,
Permettez moi, au nom du Président de la République, Chef de l’Etat, Son Excellence Monsieur Amadou Toumani TOURE, au nom du Gouvernement et à mon nom propre, de vous souhaiter la bienvenue en terre africaine du Mali.
A toutes les délégations, dont certaines venues souvent de très loin, je voudrais transmettre les chaleureuses salutations du Président de la République, qui me charge de vous exprimer son profond regret de ne pas être ici avec vous, pour la tenue de cette manifestation à laquelle il accorde la plus haute importance.
Mesdames, Messieurs les congressistes,
Le Mali est heureux de vous recevoir et d’accueillir cette importante manifestation scientifique. A chacune et à chacun d’entre vous, je voudrais adresser les remerciements du Gouvernement du Mali d’avoir répondu à notre invitation.
Je sais traduire ainsi les sentiments du Professeur Moussa TRAORE, qui s’est dévoué totalement à l’organisation de la présente manifestation.
Honorables Invités,
Mesdames, Messieurs,
C’est avec beaucoup d’attention que j’ai écouté les interventions des éminentes personnalités qui m’ont précédé à ce micro.
Je voudrais, à ce moment, dire toute notre fierté d’abriter ces journées scientifiques qui s’ouvrent dans le cadre du Congrès de Neuroscience Bamako 2009.
Nous mesurons en effet toute la portée des présentes assises qui vont, peut-être pour la première fois en Afrique au Sud du Sahara, offrir un espace d’échange et de partage aux spécialistes des maladies neurologiques du Nord et du Sud.
Mesdames, Messieurs,
Cela a déjà été souligné pour qu’on ne s’y attarde pas : les maladies mentales sont un lourd fardeau non seulement pour les personnes qui en sont atteintes, mais aussi pour leurs familles et l’ensemble de la communauté.
Dans le contexte de nos pays, la prise en charge de ces personnes victimes de troubles du cerveau, n’est pas sans difficulté pour l’Etat, si elle n’est pas souvent totalement absente.
Les journées scientifiques sur ces questions seront sans doute d’un apport capital dans le dialogue entre vous pour un approfondissement des connaissances et surtout des approches thérapeutiques de ces maladies dans nos pays, où nos sociétés traditionnelles ont rattaché solidement les désordres à caractère mental, neurologique au sens large à des questions mystiques échappant à toute rationalité.
Aussi, la tenue de votre congrès ouvre-t-elle des perspectives extrêmement séduisantes, et des pistes méritant d’être explorées.
Mesdames, Messieurs,
Sans vouloir se fourvoyer dans une opposition entre médecine traditionnelle et médecine moderne dans le traitement des maladies du cerveau, il apparaît clairement que ce dont il est question ici, c’est de labourer le champ de collaboration qui s’offre entre spécialistes du Nord et du Sud pour la recherche neurologique.
C’est pourquoi, réagissant aux propos du Président ROULEAU, je voudrais dire toute la disponibilité du Mali à s’engager dans la voie d’une coopération internationale sur ces questions.
Il s’agit en effet de dégager des opportunités de coopération , dans la perspective de disposer des ressources humaines et des infrastructures permettant de réduire progressivement les écarts et de tourner le dos à l’expectative.
Cela passerait par la formation des Hommes, clef de voûte du système, la mise en place d’une structure à vocation sous-régionale dans le souci d’une mutualisation des ressources entre nos Etats et le développement d’une approche multidisciplinaire.
Mesdames, Messieurs,
Notre intérêt pour vos travaux est grand et nous serons extrêmement attentif aux recommandations auxquelles vous parviendrez au terme de vos échanges.
C’est sur cette assurance, que je déclare ouvert le premier Congrès de Neuroscience de Bamako.
Je vous remercie.