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Discours du ministre lors de la journée mondiale de lutte contre la tuberculose - Edition 2009

Mesdames et Messieurs les Ministres,

Honorables députés,

Excellences Mesdames, Messieurs les chefs de Missions diplomatiques et consulaires,

Mesdames, Messieurs  les représentants des Institutions internationales et Organisations non gouvernementales,

Madame le Représentant de l’Organisation Mondiale de la Santé,

Monsieur le Gouverneur du district de Bamako,

Monsieur le Maire du District,

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Discours du Ministre lors de la journée du depistage du cancer du col de l'uterus et du sein

Madame la Présidente de la Société malienne de gynéco obstétrique,

Mesdames, Messieurs les membres de la SOMAGO,

Monsieur le Maire de la Commune III,

Chers collaborateurs,

Honorables invités,

Mesdames et Messieurs

La cérémonie qui nous réunit cet après-midi, concerne la deuxième édition du dépistage du cancer du col de l’utérus.

En effet, c’est le 8 Mars 2008 que la Société malienne de gynéco obstétrique a organisé dans les centres de santé du district de Bamako, une journée de dépistage du cancer du col de l’utérus.

Madame la Présidente de la Société malienne de gynéco obstétrique,

Cette activité au vu des résultats atteints, a été un franc succès. Vous avez pu dépisté 663 femmes, réalisé 23 biopsies et référé 49 femmes.

La mobilisation des agents de santé que sont les sages femmes, les gynécologues et les médecins en spécialisation, a été totale.

Honorables invités,

Mesdames et Messieurs,

C’est au vu de ce succès éclatant que mon département a décidé, comme l’année dernière, d’appuyer la SOMAGO dans l’organisation et l’institutionnalisation de cette activité.

Comme vous le savez, le cancer du col de l’utérus est une cause importante de décès dans nos pays en voie de développement.

C’est une véritable gangrène, qui touche surtout les couches défavorisées de la population.

Pourtant il a la particularité d’être accessible au dépistage, et d’être guéri si le diagnostic est fait précocement.

C’est justement au vu de ce constat, que j’ai instruis d’accélérer la mise en place des centres de dépistage dans le district de Bamako.

Madame la Présidente de la Société malienne de gynéco obstétrique,

Mesdames, Messieurs les membres de la SOMAGO,

C’est fort utilement que je vous ai demandé d’associer au dépistage du col de l’utérus, la palpation des seins lors de la présente édition.
Je profite donc de cette tribune, pour vous adresser ma profonde reconnaissance au vu du dynamisme de vos actions.

Un dynamisme qui permet de faire bénéficier de votre savoir des femmes loin de Bamako, et qui ont fortement besoin de votre science.

J’adresse également mes sincères remerciements à l’ensemble des partenaires et intervenants qui appuient résolument la SOMAGO, pour le bien-être exclusif des couches défavorisées de notre pays.

C’est ensemble, main dans la main, que nous arriverons à faire reculer le fléau du cancer dans notre pays.

Honorables invités,

Mesdames et Messieurs,

En cette période de célébration mondiale de la femme, je déclare lancée la journée de dépistage du cancer du sein et du col de l’utérus, dans tous les centres de santé de référence de Bamako et de Koulikoro, ainsi que dans les hôpitaux de Bamako et Ségou.

 Je vous remercie de votre aimable attention.

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Discours du Ministre sur la revue annuelle 2008 du p National d'eradiction de la Dracunculose

 REVUE ANNUELLE 2008 DU PROGRAMME NATIONAL D'ERADICATION DE LA DRACUNCULOSE


Madame le Représentant de l’Organisation mondiale de la santé,

Monsieur le Représentant de l’UNICEF,

Monsieur le Représentant du Centre Carter,

Monsieur le Représentant de l’USAID,

Madame et Messieurs les directeurs régionaux de la santé,

Mesdames et Messieurs les médecins chefs,

Mesdames, Messieurs

Le ver de Guinée  reste toujours endémique, dans certaines régions du Mali. Et cela malgré les efforts fournis dans notre pays, pour l’éradiquer depuis 1993.

Honorables invités,

Mesdames, Messieurs

De 1991 à 2008, l’incidence annuelle de la dracunculose est passée de 16.024 cas à 417 cas, soit  une réduction de 98%.

Il convient de signaler que les régions de Kayes, Koulikoro et Mopti ont été libérées de la maladie.

Mais la région de Kidal qui était indemne de ver de Guinée, est aujourd’hui la région la plus touchée par la maladie. Elle comptabilise 266 cas sur les 417 notifiés par notre pays.

Par ailleurs les résultats enregistrés par la  région de Gao ces deux dernières années, sont forts appréciables. Cependant, elle continue à notifier des cas dans les cercles d’Ansongo et de Gao.

La région de Tombouctou quant à elle reste toujours endémique. Elle a connu en 2008 une augmentation spectaculaire du nombre de cas de ver de Guinée.

Quant à la région de Ségou qui  s’était libérée du ver de Guinée, elle a notifié 6 cas dans les cercles de Tominian, Macina et Ségou. Et les investigations menées n’ont pas pu établir l’origine exacte de ces cas.

En tout état de cause, le fait de détecter les cas prouve que le système de surveillance épidémiologique fonctionne bien. Car, seul un bon système de surveillance est à mesure de détecter les cas à temps.

Honorables invités,

Mesdames, Messieurs

La situation épidémiologique du ver de Guinée,  nous interpelle tous. J’entends par là les autorités politiques et administratives, et les techniciens chargés de la mise en œuvres des activités d’éradication sur le terrain.

Notre pays est signataire de la déclaration de Genève, engageant  les pays endémiques à arrêter la transmission de la maladie en fin 2009.

Pour le cas du Mali, l’arrêt de la transmission est possible en 2009 au vu du taux d’isolement atteint en 2008.

En effet, 85% des cas notifiés par le pays ont été isolés.  Et 84% des malades notifiés dans les régions de Tombouctou et Gao, ont été hospitalisés. Sans oublier que le risque de contamination des points d’eau a été minimisé.

Cependant nous devons toujours avoir présent à l’esprit, qu’un seul cas non isolé peut nous retarder de deux ou trois ans dans l’éradication de la maladie.


Honorables invités,

Mesdames, Messieurs

Je tiens à féliciter l’ensemble des intervenants de la région de Mopti, pour avoir arrêtée la transmission de la maladie en 2008.

J’encourage les autres régions endémiques à planifier des interventions efficaces, permettant la détection précoce et l’isolement de tous les  cas en 2009.

L’hospitalisation des malades dans les structures sanitaires doit se poursuivre en 2009, et devra être étendue à la région de Kidal.

Les régions non endémiques doivent également assurer une surveillance de la maladie dans les aires de santé, en notifiant le zéro cas de ver de Guinée sûr de façon régulière.

Mesdames, Messieurs les participants,

Je vous engage à examiner au cours des présentes assises les modalités de mise en œuvre des recommandations formulées la semaine dernière, lors de la dernière réunion de revue des coordonnateurs des pays d’endémie du ver de Guinée.

Je suis persuadé que ces recommandations pertinentes, nous permettront d’atteindre nos objectifs en 2009.

Je souhaite plein succès à vos travaux, et je déclare ouvert les travaux de la revue annuelle 2008 du programme national d’éradication de la dracunculose au Mali.
    
Je vous remercie de votre aimable attention.

 

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Discours du Ministre sur la Commémoration de la 56ème Journée Mondiale

Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat,
 
Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement,

Mesdames, Messieurs les Ministres,

Madame, Messieurs les Présidents des Institutions de la République,

Excellences Mesdames, Messieurs les représentants des corps diplomatiques accrédités au Mali,

Monsieur le Président de la Fondation  Raoul Follereau,

Mesdames, Messieurs les Représentants des Partenaires techniques et financiers,

Monsieur le Gouverneur du District de Bamako,

Monsieur le Maire du District,

Monsieur le Maire de la Commune IV,

Madame la Représentante de la Fondation  Raoul Follereau au  Mali,

Monsieur le Président de l’Union  Malienne Raoul Follereau,

Honorables Invités, Mesdames, Messieurs,

Ce Dimanche 1er Mars 2009, le Mali célèbre la 56è Journée Mondiale des Malades de la Lèpre.

C’est l’occasion pour nous, travailleurs de la santé, d’exprimer aux anciens et nouveaux malades de la lèpre et à leurs familles, toute notre solidarité.

C’est aussi l’occasion de manifester notre gratitude à tous ceux qui, de près ou de loin, contribuent à réduire l’ampleur et la gravité de cette maladie.

Ce jour est également un jour de recueillement et de reconnaissance en l’endroit de Raoul FOLLEREAU et de tous les Raoul Follereau, qui continuent la lutte contre la lèpre depuis plus de 50 ans. Nous ne laisserons jamais cette flamme s’éteindre.

Honorables Invités,

Mesdames, Messieurs,

La présence de Son Excellence Amadou Toumani Touré, Président de la République à toutes les cérémonies de commémoration de la journée mondiale de la lèpre, témoigne de l’engagement total du peuple malien dans la lutte contre la lèpre et toutes formes de lèpre. C’est le lieu de lui réitérer ici la forte reconnaissance de l’ensemble du personnel socio sanitaire.  
       
Quant au Président de la Fondation Raoul Follereau, Monsieur Michel Récipon, il a toujours aménagé son agenda, pour répondre régulièrement à notre appel. Nous le remercions, ainsi que les membres de la délégation qui l’accompagne, pour cette preuve d’amitié et de soutien.

Excellence Monsieur le Président de la République,

Monsieur le Président de la Fondation Raoul Follereau,

Mesdames, Messieurs

L’élimination de la lèpre en tant que problème de santé publique a été effective dans notre pays depuis 2001.

En effet, pour un peu plus de 10.500.000 habitants, il a été enregistré à la fin du 4ème trimestre 2001, 659 cas de lèpre.

Cela correspond à un taux de prévalence de 0,62 cas  pour 10.000 habitants, quand on sait que le seuil d’élimination fixé par l’Organisation mondiale de la santé est moins d’1 cas pour 10.000 habitants.

A la fin de l’année 2008, ce résultat a été maintenu. Pour un peu plus de 12.500.000 habitants, il  a été enregistré à la fin du mois de décembre, 410 cas de lèpre. Ce qui correspond à un taux de prévalence de 0,32 cas pour 10.000 habitants.

C’est pourquoi la lutte contre la lèpre a été effective dans les 900 centres de santé communautaires fonctionnels du Mali, avec une grande disponibilité des médicaments anti- lépreux, gratuits.

Des messages de sensibilisation dans les langues nationales à l’endroit des communautés et du personnel de santé, ont été diffusés par l’ensemble des radios de proximité que compte notre pays.

Les supervisions spécifique lèpre ont également été prises en compte dans les structures de santé privées et confessionnelles, en collaboration avec les communautés elles-mêmes et les partenaires locaux, pour consolider  les résultats obtenus.

Il convient aussi de signaler que depuis 2000, on dépiste en moyenne 500 nouveaux cas de lèpre au Mali par an.

C’est dire que la maladie continue à être transmise au sein de la communauté,  faisant courir le risque d’infirmité à certains patients. 

Excellence Monsieur le Président de la République,

Monsieur le Président de la Fondation  Raoul Follereau,

Mesdames, Messieurs

Grâce aux efforts de l’Etat, de la Fondation Raoul Follereau, de l’Organisation Mondiale de la Santé et des communautés elles-mêmes, l’objectif d’élimination de la lèpre a été atteint aux niveaux local, régional et national.

Mais la persistance de la transmission et les séquelles invalidantes chez les sujets dépistés, nous interpellent à ne pas baisser la garde.

Elles nous exhortent à renforcer les services, afin que l’élimination de la lèpre se traduise par un recul significatif de la transmission, et une réduction encore plus notoire du nombre de handicapés de la lèpre.

C’est pourquoi nous avons demandé aux équipes opérationnelles, d’imaginer et de mettre en œuvre des stratégies innovatrices spécifiques à chaque localité pour une plus grande efficacité.

Ce qui nécessite un appui logistique constant et des ressources additionnelles, surtout dans les districts sanitaires de Kayes, Mopti, Tombouctou et Gao.

Excellence Monsieur le Président de la République,

Monsieur le Président de la Fondation  Raoul Follereau,

Mesdames, Messieurs

Je ne saurai terminer sans remercier la Représentante de la Fondation Raoul Follereau au Mali pour sa disponibilité et son appui au Programme de lutte contre la lèpre et au Centre National d’Appui à la lutte contre la Maladie.

Mes remerciements vont aussi à l’Union Malienne Raoul Follereau pour le travail de terrain. Surtout que ses membres nous aident énormément dans la sensibilisation des communautés et des malades actifs.

Je remercie également l’ensemble des partenaires techniques et financiers, ainsi que les O.N.G. locales qui appuient les initiatives du département de la santé. 

Enfin, nous réitérons notre profonde reconnaissance à l’endroit du Président de la République, Son Excellence Amadou Toumani Touré et du Président de la Fondation Raoul Follereau, Monsieur Michel Récipon pour leur profond engagement dans la lutte contre la lèpre au Mali.

Je vous remercie de votre aimable attention.

 

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Discours du Ministre lors de l'Atelier sur la communication au service de la lutte contre VIH/SIDA

Lundi 05 janvier 2009 à 10 heures,Tabakoro


Madame le Ministre de la Communication et des Nouvelles Technologies,

Monsieur le Secrétaire Exécutif du Haut Conseil National de lutte contre le SIDA,

Monsieur le Coordinateur de la Cellule Sectorielle de lutte contre le Sida du Ministère de la santé,

Mesdames, Messieurs les Journalistes et Professionnels de la Communication,

Mesdames, Messieurs,

C’est un réel plaisir pour moi de présider ce matin, la cérémonie d’ouverture de l’Atelier sur la Communication au service de la lutte contre le VIH/SIDA.

Je voudrais tout d’abord remercier tous les journalistes ici présents pour avoir effectué le déplacement à Tabakoro. A travers vous, je salue l’ensemble de la grande famille de la presse du Mali.

 Cette présence massive et de qualité témoigne de tout l’intérêt que vous accordez aux questions de santé de nos populations, singulièrement à la communication au service de la lutte contre le VIH/Sida.

Madame le Ministre,

Monsieur le Secrétaire Exécutif,

Mesdames, Messieurs,

L’atelier de formation des communicateurs, qui nous réunit ce jour, revêt une importance particulière pour le département de la santé.

En effet, la communication est le meilleur outil pour un changement de comportement au sein d’une communauté, et pour une communication efficace il faut réduire sinon supprimer les intermédiaires.

En initiant le présent atelier pour les hommes de médias que vous êtes, mon département vise plusieurs objectifs. Nous voulons permettre aux professionnels de la presse de mieux comprendre les réformes institutionnelles adoptées par notre pays en matière de lutte contre le VIH/SIDA.

Il s’agit aussi pour nous de renforcer les capacités des journalistes par rapport à l’infection du VIH/SIDA, en vue d’une saine information de la population sur les mesures prises pour une maîtrise de la pandémie. Il s’agit ensuite de renforcer  davantage l’implication des médias dans la lutte contre le VIH/SIDA.

Ceci implique, vous en conviendrez, un renforcement de la communication et du partenariat entre mon département et la presse.

Mesdames, Messieurs,

Comme vous le savez, la pandémie du VIH/SIDA est depuis quelques années une préoccupation globale.

Pendant les deux dernières décennies le SIDA a fait plus de vingt millions de victimes à travers le monde. Et c’est le continent africain qui y paie le plus lourd tribut.

Le VIH/SIDA est maintenant la première cause de décès en Afrique subsaharienne. Il figure au quatrième rang des maladies les plus meurtrières dans le monde.

Un tiers environ des personnes vivant aujourd'hui avec le VIH/SIDA ont entre 15 et 24 ans. La plupart d'entre elles ne savent pas qu’elles sont porteuses du virus. Et des millions d'autres ne savent rien du VIH pour être en mesure de s'en protéger

Malgré les intenses efforts déployés, le VIH/SIDA continue de faire des ravages principalement parmi les couches les plus productives, compromettant ainsi le développement socio-économique de nos pays.

Le Mali qui a une prévalence de 1,3% selon la quatrième enquête démographique et de santé, n’est pas à l’abri de cette menace car la situation est assez  préoccupante chez plusieurs groupes à risques.

 En effet, suivant l’enquête intégrée sur la prévalence du VIH, des IST et les comportements à risque (ISBS) réalisée en 2006,  la séroprévalence est de 35,3% chez  les professionnelles de sexe, soit 28 fois plus élevée que le taux national. Elle est de 5,9% chez  les vendeuses ambulantes, 2,5% chez les routiers, 2,2% chez les coxeurs et 2,2% chez les aides familiales.

Sans oublier qu’en 2007, la surveillance Sentinelle du VIH chez les Femmes enceintes a enregistré un taux de séroprévalence de 2,8%.

Mesdames, Messieurs les Professionnels de la Communication,

Vous qui relayez l’information au public, jusque dans les coins les plus reculés du pays,  votre rôle est capital quant au changement de comportements face au fléau du VIH/SIDA.

Votre niveau de connaissance de la pandémie du VIH/SIDA et la qualité de votre implication sont des facteurs importants dans la lutte que nous avons engagée contre ce fléau.

Ainsi, au cours de cet atelier vous aborderez les thèmes relatifs entre autres à l’épidémiologie, aux facteurs de propagation, à la prévention, à la prise en charge des personnes infectées et affectées, au modalités de l’assistance particulière de l’Etat aux malades du SIDA et aux personnes vivant avec le VIH, et à l’impact de la pandémie sur le développement.

Madame le Ministre,

Monsieur le Secrétaire Exécutif,

Au vu de la qualité des participants et des facilitateurs, je suis convaincu que cet atelier répondra à nos attentes.

Parce que c’est ensemble que nous vaincrons la pandémie.

Mesdames, Messieurs les Professionnels de la Communication,

En souhaitant plein succès à vos travaux, je déclare ouvert l’atelier de formation sur la communication au service de la lutte contre le VIH/SIDA.

Je vous remercie de votre aimable attention.

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Discours du Ministre de la Santé lors de la cérémonie de presentation de voeux 2009

Le 9 janvier 2009 à 15 heures,A la Direction Nationale de la Santé


Monsieur le Secrétaire général,

Mesdames, Messieurs les Représentants des Partenaires Techniques et Financiers,

Mesdames, Messieurs les membres du secrétariat général et du cabinet,

Mesdames, Messieurs les Directeurs des services centraux, des services rattachés et des services et organismes personnalisés,

Monsieur le Président de la FENASCOM,

Monsieur le Président de l’Association Nationale des Retraités de la Santé et de l’Action Sociale,

Mesdames, Messieurs les Présidents et Secrétaires généraux des Ordres Professionnels et Syndicats de la Santé,

Mesdames, Messieurs,

Je voudrais tout d’abord vous remercier pour les vœux que vous avez bien voulu formulés d’une part pour la réussite de notre cause commune, la lutte pour un mieux-être du citoyen, et d’autre part, pour moi-même et pour ma famille.

En retour, je formule, en ce début du nouvel an 2009, pour vous, vos familles, pour vos collaborateurs ainsi que pour tous ceux qui vous sont chers, mes vœux de santé, de bonheur, de longévité et de réussite.

Monsieur le Secrétaire général,

Mesdames, Messieurs

Au cours de l’année 2008, le ministère de Santé, grâce aux efforts de l’ensemble des travailleurs, a réussi des avancées en matière de renforcement de capacités, d’extension de la couverture sanitaire et d’amélioration de la qualité des soins.

Il est opportun de noter que la participation active de tous les acteurs du développement sanitaire a permis d’obtenir des résultats encourageants en 2008.

Je me dois de féliciter chacune et chacun de vous pour la part qu’il a prise à cette réussite en donnant le meilleur de lui-même.

Je voudrais singulièrement associer les 05 récipiendaires du Mali qui viennent de réussir le concours d’agrégation du Cames. Ceci constitue 05 éléments de plus dans notre corps enseignant.

Dans cet esprit, je voudrais sincèrement remercier les Partenaires techniques et financiers du ministère de la Santé. Avec leur détermination à accompagner convenablement le département dans la mise en œuvre de ses  programmes, ils ont contribué de façon appropriée à l’atteinte de ces résultats mentionnés.

Je voudrais spécialement féliciter les opérationnels pour les résultats obtenus en matière de vaccination, notamment la vaccination contre la poliomyélite antérieure aigue, maladie pour laquelle le Mali est déclaré « zone libérée » depuis octobre 2008.

Enfin, comme l’occasion me semble appropriée, je voudrais personnellement remercier le Dr Ignace Ronse, de l’Oms Bamako, qui est resté au Mali pendant plus d’une décennie. Décennie  au cours de laquelle il a donné le meilleur de lui-même, avec disponibilité et phlegme, pour aider à la conception, à la réalisation, au suivi et à l’évaluation d’actions susceptibles de créer de la plus value dans le développement sanitaire du pays.

 En retour du service rendu au Mali, je lui souhaite de la chance et du succès dans les nouvelles fonctions auxquelles il est appelé à Genève. J’espère qu’il fera bénéficier l’Organisation de son expérience de terrain.

Monsieur le Secrétaire général,

Chers collaborateurs

Les ressources humaines sont reconnues comme la principale source de création de valeur ajoutée.

A la fin de l’année 2007, nous avons identifié ensemble notre plus grand défi qui était de combler le déficit criard en ressources humaines qualifiées compétentes et enthousiastes au travail.

Ainsi, au cours de l’année 2008, nous avons concentré nos efforts sur le renforcement de capacité, c’est-à-dire mettre en place un ensemble de mesures pour accroître  les aptitudes des individus, des institutions et des systèmes à prendre et à appliquer des décisions et à remplir leurs fonctions de façon efficace, efficiente et durable.

De même, nous avons financé des compléments de bourses d’étudiants maliens évoluant dans diverses universités comme celles du Maroc, de la Côte d’Ivoire et de Montréal au Canada.

Nous continuerons à renforcer cet axe d’intervention pour que d’ici 05 ans, nous puissions espérer avoir une masse critique de personnes spécialisées dans diverses disciplines capables d’offrir des services de qualité aux citoyens, à la satisfaction du citoyen.

L’adoption de la politique de développement des ressources humaines et l’application de la stratégie subséquente devraient contribuer à atteindre les résultats attendus pour l’atteinte des objectifs du millénaire.

A cet effet, je nourris l’espoir que les nouveaux récipiendaires du Cames contribueront à la formation de la masse critique attendue de ressources humaines nécessaires à la création de valeur ajoutée.

Mesdames, messieurs,

Nous avons planifié, organisé et développé de façon appropriée et avec succès les activités du forum ministériel mondial sur la recherche pour la santé, le développement et l’équité qui s’est tenu en novembre 2008 dans notre pays.

Je voudrais remercier pour cela les partenaires qui nous ont fait confiance, ainsi que les membres du comité national d’organisation et des commissions subséquentes qui ont joué un rôle central dans le déroulement de activités.

Suite à ce forum, il est envisagé de construire une maison dédiée à la recherche et susceptible de contribuer à encourager les chercheurs et à promouvoir le développement et l’équité.

Dans l’esprit du renforcement de capacité des acteurs de la santé, je voudrais signaler comme promis en 2008 la création de l’Agence nationale de télésanté et d’informatique médicale qui sera pleinement opérationnelle au cours de la nouvelle année.

Elle devra contribuer à la formation à distance, au développement des soins de qualité mais aussi et surtout à la stabilisation des ressources qualifiées.

Monsieur le Secrétaire général,

Au cours des semaines et des mois qui viennent, je vous engage à la rédaction de la politique des nouvelles technologies dans le secteur de la santé, politique qui devrait contribuer à promouvoir le meilleur des intérêts des citoyens.

Sans oublier le développement d’un système approprié et efficace de maintenance biomédicale. Parce que l’acquisition et l’entretien correct  des matériels doivent conduire à la diminution et la maîtrise des coûts des évacuations sanitaires. En effet, de nombreuses évacuations sanitaires sont induites par notre environnement technique et technologique inapproprié.

Vous devez mettre un accent particulier sur la limitation significative des évacuations sanitaires. Et j’attends que le conseil de santé soit renforcé dans son rôle, conformément au décret fixant sa composition et sa compétence.

Mesdames, Messieurs,

Dans le cadre de nos priorités dans la lutte contre la maladie, la lutte contre le VIH/SIDA se poursuivra par un contrôle approprié des Centres de conseils et de dépistage volontaires, le renforcement de la décentralisation des soins, de la disponibilité et de la dispensation des médicaments anti-rétroviraux.

Il en sera de même en ce qui concerne la lutte contre les maladies endémo épidémiques, la disponibilité des médicaments essentiels, des vaccins et des consommables médicaux.

Nous continuerons à renforcer le choix fait par le Président de la République d’assurer l’accès gratuit des Combinaisons thérapeutiques à base d’Artémisinine (CTA) et particulièrement la forme orale, à tous les enfants de moins de 5 ans.

Nous oeuvrerons de même à la distribution gratuite de la Sulfadoxine Pyriméthamine à toutes les femmes enceintes vues en consultations prénatales et à la distribution massive et gratuite de moustiquaires imprégnées d’insecticide dans tous les établissements de soins publics et communautaires, en vue de contribuer activement à la lutte contre le paludisme. Il s’agira aussi d’intensifier la pulvérisation intra domiciliaire à grande échelle qui a commencé cette année dans les cercles de Koulikoro et de Bla.

Dans la foulée, une réflexion sera engagée pour obtenir une réduction sensible du prix des CTA pour le reste de la population non couverte par la distribution gratuite.

Monsieur le Secrétaire général,

Mesdames, Messieurs les Représentants des Partenaires Techniques et Financiers,

Monsieur le Président de la FENASCOM,

Monsieur le Président de l’Association Nationale des Retraités de la Santé et de l’Action Sociale,

Mesdames, Messieurs les Présidents et Secrétaires généraux des Ordres Professionnels et Syndicats de la Santé

Les importantes réformes institutionnelles, lancées en 2008, seront poursuivies en 2009.

Le renouveau institutionnel pour la satisfaction du citoyen, renouveau que nous attendons tous doit se traduire par la poursuite de la réforme hospitalière, la relance de la décentralisation et du développement des ressources humaines, l’adoption de la politique nationale de lutte contre les cancers, et la rédaction d’une politique de lutte contre les fistules vésico-vaginale.

La réforme hospitalière sera poursuivie avec un accent particulier sur la qualité des soins, le respect de la hiérarchie, la traçabilité des dossiers médicaux et l’amélioration de l’accueil dans nos structures hospitalières.

Monsieur le Secrétaire général,

Je vous instruis d’établir un état des lieux sans complaisance, du département de la santé, dans le cadre du renouveau de l’action publique édicté par le Président de la République, Son Excellence Amadou Toumani Touré, dans son Programme de Développement Economique et Social et dans sa Lettre de cadrage au Premier ministre, Chef du Gouvernement.

Au delà du cabinet et du secrétariat général, il s’agit maintenant de diagnostiquer les écarts, et d’envisager les solutions ou approches de solutions les plus appropriées.

Cet état des lieux doit se faire en termes de répartition, de motivation et de plan de carrière des agents, d’état des infrastructures et de développement intégral de la santé dans notre pays.

Je vous instruis aussi de continuer la série de formations sur la responsabilité des professionnels et sur la responsabilité médicale pour qu’à terme, la qualité du service soit convenablement améliorée et que la satisfaction du client soit au centre de l’activité de soins.

Je vous engage également à développer la réflexion sur un partenariat formel entre service public et service privé, et à me faire des propositions concrètes dans ce sens.
Mesdames, Messieurs,

Je veillerai à ce que les actions appropriées soient développées  pour faire avancer les projets devant contribuer à l’extension du réseau des hôpitaux publics.

A ce niveau, on peut noter la construction des hôpitaux de Sikasso, commencée depuis deux ans, de Yirimadio dont le début est planifié pour le mois de février 2009 et de Mopti qui devrait commencer dans le meilleur délai possible de façon à être opérationnel le 22 septembre 2010.

Il en sera de même pour l’Institut de cardiologie, et le centre de radiothérapie et d’oncologie médicale.

Dans le cadre de la décentralisation administrative, le transfert de compétences connaît un début du fait de la responsabilisation de l’ANICT pour la construction de centres de santé communautaire sur la base d’une convention avec cette agence. La cellule d’appui à la décentralisation et la déconcentration doit accélérer l’effet de la concrétisation des transferts attendus de nous.

Je nourris l’espoir que la promotion de la fonction « Ressources Humaines », se concrétisera par la création d’une direction dédiée uniquement à la question cruciale du développement des ressources humaines.

Cette direction devrait plancher sur la mise en place d’un régime d’emploi plus favorable pour les agents recrutés sur fonds PPTE, d’autant que le département a contribué à l’élaboration de la convention collective des personnels des centres de santé communautaires.


Mesdames, Messieurs les présidents des Ordres professionnels de la santé,

Nous partageons vos soucis légitimes par rapport à l’exercice illégal des professions sanitaires, associé à une publicité intempestive mensongère et à la vente illicite des produits pharmaceutiques.

Un projet de texte est cours de traitement pour encadrer davantage la publicité dans notre secteur d’activité qui devra observer sa spécificité par rapport au reste des activités de développement socio-économique.

C’est pourquoi l’Inspection de la Santé a été renforcée et devrait l’être davantage, afin de favoriser la régularité et la fréquence raisonnable de ses missions de terrain pour obtenir un respect correct des règles d’exercice public et privé des professions sanitaires.

Il en sera de même pour les ordres professionnels de la santé dont la mobilité sera promue par l’attribution de moyens appropriés, pour leur permettre de remplir efficacement et avec efficience leur part de responsabilité dans le contrôle à priori et à posteriori de l’exercice des professions sanitaires.

Il est également envisagé la création d’un ordre professionnel des infirmiers et assistants médicaux et d’un ordre des chirurgiens dentistes, pour étoffer le cadre institutionnel du contrôle de l’exercice des professions sanitaires.

Mesdames, Messieurs les représentants des syndicats de la santé,

Comme l’année dernière, j’ai pris bonne note de vos préoccupations. Ensemble, nous avons commencé à développer des actions pour éveiller la conscience des professionnels de santé aux fins de les avertir convenablement sur ce qu’il y a lieu de faire pour promouvoir la qualité du service que nous attendons tous. Parce que cela est tout simplement humain.

Il s’agit entre autres actions communes des missions conjointes sur le terrain dans les régions de Tombouctou, Sikasso, Mopti et Ségou et dans les établissements publics hospitaliers de Point G, Gabriel Touré et Kati, de la formation à la responsabilité des professionnels et à la responsabilité médicale à Abidjan et à Bamako, de la sélection de l’équipe d’encadrement médical du pèlerinage, et des affectations des ressources humaines.

Je voudrais noter qu’il n’est aucune de vos préoccupations qui ne puisse être franchement et cordialement débattue dans le cadre de concertations mensuelles, que nous avons commencées au cours de 2008 et que je souhaite développer de façon adéquate en 2009.

Je dirai aussi que la question des étudiants hospitaliers dispersés à travers les hôpitaux est une préoccupation commune, pour laquelle votre contribution est attendue afin d’aboutir à une solution adéquate.

Monsieur le Secrétaire général du Syndicat national de la santé et de l’action sociale,

Concernant le cas spécifique de l’UMPP, nous avons toujours fait preuve de bonne foi depuis notre prise de fonction à la tête du département de la santé.

C’est ainsi qu’en 2007, j’ai instruis à mes services financiers d’accorder 134 millions de francs CFA à l’UMPP pour faire face aux charges d’eau, d’électricité et de matières premières. En 2008, c’est près de 50 millions qui seront encore donnés à l’UMPP.

La situation de l’UMPP, vous le savez autant que moi, se dégrade d’année en année. Ce qui nous interpelle tous.

Je souhaite qu’au cours de cette nouvelle année 2009, soit développée plus de cohésion, de solidarité et d’écoute dans la grande famille des travailleurs de la santé.

Parce que nous formons une équipe, et c’est ensemble que nous remporterons la victoire dans l’amélioration attendue de nos conditions de vie et des indicateurs de santé.

A ce propos, je voudrais rappeler les mots du Premier ministre, Monsieur Modibo Sidibé, dans la déclaration de politique générale du Gouvernement devant les élus de la Nation. Il disait ceci : « Bâtir notre maison commune requiert que l’on se parle, que l’on cultive davantage le sens du dialogue, de la solidarité et de la tolérance ».

Mesdames, Messieurs,

Je voudrais vous inviter, tous, à vous employer dans le cadre d’une répartition équitable du personnel socio sanitaire sur l’étendue du territoire national.

Je voudrais vous rassurer qu’après mes visites aux équipes des services centraux et assimilés, j’irai poursuivre le dialogue avec les équipes évoluant dans les districts sanitaires, les directions régionales, les hôpitaux,  les centres de santé de référence et les centres de santé communautaire de Kayes, Koulikoro, Gao et Kidal. Je n’oublie certainement pas l’INRSP, le CHU-CNOS, le CHU IOTA et le district de Bamako.

Je voudrais vous renouveler à vous tous travailleurs, acteurs anonymes d’un développement sanitaire harmonieux de notre pays, responsables syndicaux, membres des ordres professionnels et acteurs de la société civile, mes vœux sincères de bonne et heureuse année  2009.

Ensemble nous relèverons le défi pour un Mali prospère et en parfaite santé. Inch’Allah !

Je vous remercie de votre aimable attention.

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Discours du Ministre de la Santé lors de la restitution de la mission sur l'éradication de la polio

- Vendredi 9 janvier 2009 à 9 heures au Palais à Koulouba -

 

Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat,

Madame le Représentant de l’Organisation mondiale de la santé,

Monsieur le Représentant de l’Unicef,

Monsieur le Président du Comité national de certification de l’éradication de la poliomyélite au Mali,

Mesdames, Messieurs

D’énormes efforts ont été faits dans le cadre de l’éradication de la poliomyélite au Mali.

Ces efforts ont permis à notre pays d’obtenir en octobre 2008, le statut de pays libéré de polio virus sauvage autochtone par la commission régionale africaine de certification.

Permettez-moi donc, Excellence Monsieur le Président de la République d’exprimer notre profonde gratitude à l’ensemble des partenaires impliqués dans la réalisation des éditions de JNV et ratissage  contre la polio. 

Vous me permettrez aussi, Excellence Monsieur le Président de la République, de saluer le partenariat dynamique entre les organismes bilatéraux, multilatéraux, les organisations non gouvernementales, la société civile et le Gouvernement du Mali dans la mise en œuvre de l’initiative d’éradication de la polio depuis 1997.

Par l’organisation de 20 éditions de Journées Nationales de Vaccination et 4 éditions de ratissage de 1997 à 2008, le Mali a montré son intérêt croissant de solidarité et d’engagement envers la santé  des enfants par le renforcement de la vaccination.

Et c’est sous votre direction  Excellence Monsieur le Président de la République que les JNV ont démarré en 1997, en votre qualité du Président du Comité de pilotage.

Grâce à votre engagement personnel, toutes les éditions de JNV ont connu des succès remarquables, comme en témoignent les couvertures vaccinales toutes supérieures à 95%.  Pendant cette période, le vaccin polio a été administré à plus de 7 millions d’enfants de 0 à 59 mois.

Le coût global des JNV organisées de 1997 à 2008 est estimé à plus de 10 milliards de Francs CFA. Il concerne l’achat du vaccin polio et des portes vaccins, le financement des coûts opérationnels, et l’acquisition des moyens logistiques.

La part du budget national pour cette période est d’environ 2 milliards de francs CFA.

Permettez-moi, Excellence Monsieur le Président de la République, d’adresser mes sincères remerciements à l’ensemble des partenaires techniques et financiers qui nous ont aidés à atteindre ces résultats.

Je voudrais aussi adresser mes vives félicitations à l’équipe malienne, dirigée par le Professeur Ogobara Doumbo,  qui a  défendu le dossier de certification à Windhoek en Namibie.

C’est l’occasion aussi pour moi de remercier tous les membres du comité de pilotage, du comité de certification, du comité expert polio, les agents socio sanitaires, le groupe confinement et le secrétariat pour la qualité de la documentation produite.

Excellence Monsieur le Président de la République,

Au nom du personnel socio sanitaire, je m’engage à la consolidation de ce brillant résultat que nous célébrons aujourd’hui, en renforçant de manière permanente notre dispositif de surveillance épidémiologique et de riposte.

Pour terminer, Excellence Monsieur le Président de la République, je voudrais avec votre permission introduire le Professeur Ogobara Doumbo, le président du Comité national de certification de l’éradication de la poliomyélite au Mali, pour vous restituer les résultats de la mission qu’il a conduite en octobre 2008 à Windhoek, en République de Namibie.

Je vous remercie de votre aimable attention.

 

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DISCOURS DU MINISTRE DE LA SANTE A LA CEREMONIE DE LANCEMENT DU MOIS DE LUTTE CONTRE LE VIH/SIDA


- Lundi 1er décembre 2008 à 10 heures au CICB

Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat,

Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement,

Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale,

Mesdames, Messieurs les Ministres,

Mesdames, Messieurs les Partenaires Techniques et Financiers,

Monsieur le Secrétaire Exécutif du Haut Conseil National de Lutte contre le Sida,

Monsieur le Gouverneur du District de Bamako,

Monsieur le Maire du District,

Monsieur le Maire de la Commune III,

Monsieur le Président du Réseau Malien des Associations des Personnes Vivant avec le VIH,

Mesdames, Messieurs les représentants de la presse publique et privée,

Honorables invités,

Mesdames, Messieurs,

Chaque commémoration de la journée mondiale de lutte contre le Sida est un appel au leadership et à la mise en application des bonnes pratiques, pour mettre un terme à la pandémie du Sida.

Excellence Monsieur le Président de la République,

Votre engagement personnel a conduit le gouvernement et l’ensemble des partenaires techniques et financiers à accorder une place de choix à la lutte contre le VIH et le Sida au Mali.

Cet engagement s’est traduit d’une part, par l’adoption des textes législatifs et réglementaires parmi lesquels on peut citer  la prise des lois et arrêtés en faveur de la protection des personnes vivant avec le VIH et d’autre part, par la gratuité des soins et traitements liés à l’infection à VIH pour un plus grand accès.
 
En effet, Excellence Monsieur le Président de la République, l’accès universel à la prévention, aux soins et aux traitements d’ici 2010 a été approuvé en mai 2004 à la cinquante-septième Assemblée mondiale de la santé,  par l’ensemble des pays membres de l’Organisation mondiale de la santé.

Aussi, pour atteindre les objectifs du Millénaire pour le développement en matière de VIH/Sida, il faut davantage développer la prévention, le traitement et les soins dont le dépistage est la principale porte d’entrée.

Excellence Monsieur le Président de la République,
Mesdames, Messieurs

Il nous paraît essentiel de mettre l’accent sur la prévention dans le cadre d’une réponse complète, favorable à un accompagnement efficace des personnes affectées ou vivant avec le VIH.

Nos interventions doivent être surtout basées sur une prévention efficace des nouvelles infections, afin de mettre un terme à l’épidémie du VIH.

Ces interventions seront issues d’une orientation  politique et programmatique, nécessitant une participation constructive de la société civile et du secteur privé.  

C’est pourquoi notre  politique sectorielle de santé dans sa définition des niveaux de soins a mis un accent particulier sur les structures d’interface représentées par les Centres de Santé Communautaires.

L’intégration des services de conseil et dépistage au niveau de ces CSComs, accompagnée de protocoles normalisés  et d’une formation du personnel, permet une offre pérenne de services de qualité.

Une telle approche a permis d’accélérer la décentralisation et l’extension des soins et traitements au plus grand nombre de personnes vivant avec le VIH.

C’est ainsi qu’aujourd’hui, il est reconnu que la prévention rend le coût du traitement plus abordable et plus efficace. L’association de la prévention et du traitement a donc un meilleur impact sur la propagation du VIH et du SIDA.

Excellence Monsieur le Président de la République,

Mesdames, Messieurs

Actuellement, les services de conseils sont offerts par 85 centres de conseil dépistage volontaire gérés par la société civile.

Le conseil dépistage est intégré dans le Paquet minimum d’activités au niveau de 93 CSComs, dont 57 en milieu rural.

Le service de conseil/dépistage est également offert aux femmes enceintes dans 172 structures de santé dans le cadre de la prévention de la transmission mère enfant du VIH.

La prise en charge des personnes vivant avec le VIH est effective au niveau de 52 sites dont 28 assurent la prise en charge pédiatrique

En termes de résultats, nous dirons qu’au niveau des Centres de conseil dépistage volontaire, 42.876 personnes ont été dépistées de janvier à septembre 2008, dont 1.402 se sont avérées séropositives soit 3,26%.
Au niveau des sites de prévention de la transmission mère enfant, 27.756 femmes enceintes ont fait le dépistage de janvier à juin 2008, dont 589 séropositives ou 2,16%.

Pendant la même période, 101 enfants nés de mères séropositives ont été testés à leur 18ème mois. Ce qui a donné 5 séropositifs, soit 5%.

Au niveau des sites de prise en charge, 21.640 patients ont été initiés au traitement ARV de 2001 au 31 octobre 2008, tandis que la prévision dans le plan sectoriel pour fin décembre 2008 était de 21.000 patients.

Mais ces résultats performants ne doivent pas cacher les défis importants à relever.

Il s’agit entre autres de l’augmentation du nombre de personnes ayant fait leur test du VIH, et de la référence des personnes dépistées séropositives vers les structures de prise en charge.

Des stratégies pour ce faire doivent être pensées dans lesquelles les parents des patients et les membres associatifs occuperaient une place prépondérante.

Ces stratégies seront facilitées par la participation des communautés, basée sur la lutte contre la discrimination et la stigmatisation.
 
Vous me permettrez, Excellence Monsieur le Président de la République, de féliciter les ONG et associations de lutte contre le SIDA et les Personnes vivant avec le VIH pour les efforts qu’elles ne cessent de déployer pour soutenir ceux qui sont en difficulté à travers les groupes de parole et l’éducation thérapeutique.

C’est également le lieu de les assurer de l’accompagnement constant du Ministère de la santé et de ses partenaires.

Excellence Monsieur le Président de la République,

Mesdames, Messieurs

Le conseil/dépistage est une stratégie qui permet de réduire le risque de transmission du VIH à travers la promotion du  changement de comportement, la référence et la prise en charge précoce  des personnes infectées par le VIH.

A ce titre, le département de la santé prendra toutes les dispositions, à travers sa Cellule sectorielle de lutte contre le Sida, pour le renforcement des stratégies fixes et mobiles de conseil/dépistage, sur toute l’étendue du territoire national.

Et pour ce faire, nous prévoyons de rendre le dépistage volontaire disponible dans au moins 100 nouveaux CSComs par an.
Je sais compter sur l’engagement et le dévouement de l’ensemble du personnel socio sanitaire, à qui je réitère toutes mes félicitations pour les résultats atteints.

Excellence Monsieur le Président de la République,

Avec la mobilisation de tous les acteurs sous votre impulsion, nous serons au rendez-vous des objectifs du Millénaire pour le développement en matière de lutte contre le VIH/Sida, dont le dépistage est la principale porte d’entrée.

Je vous remercie de votre aimable attention.





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CEREMONIE DE LANCEMENT DU MOIS DE LUTTE CONTRE LE VIH/SIDA

Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat,
Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement,
Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale,
Mesdames, Messieurs les Ministres,
Mesdames, Messieurs les Partenaires Techniques et Financiers,
Monsieur le Secrétaire Exécutif du Haut Conseil National de Lutte contre le Sida,
Monsieur le Gouverneur du District de Bamako,
Monsieur le Maire du District,
Monsieur le Maire de la Commune III,
Monsieur le Président du Réseau Malien des Associations des Personnes Vivant avec le VIH,
Mesdames, Messieurs les représentants de la presse publique et privée,
Honorables invités,
Mesdames, Messieurs,

Chaque commémoration de la journée mondiale de lutte contre le Sida est un appel au leadership et à la mise en application des bonnes pratiques, pour mettre un terme à la pandémie du Sida.

Excellence Monsieur le Président de la République,

Votre engagement personnel a conduit le gouvernement et l’ensemble des partenaires techniques et financiers à accorder une place de choix à la lutte contre le VIH et le Sida au Mali.
Cet engagement s’est traduit d’une part, par l’adoption des textes législatifs et réglementaires parmi lesquels on peut citer  la prise des lois et arrêtés en faveur de la protection des personnes vivant avec le VIH et d’autre part, par la gratuité des soins et traitements liés à l’infection à VIH pour un plus grand accès.
En effet, Excellence Monsieur le Président de la République, l’accès universel à la prévention, aux soins et aux traitements d’ici 2010 a été approuvé en mai 2004 à la cinquante-septième Assemblée mondiale de la santé,  par l’ensemble des pays membres de l’Organisation mondiale de la santé.
Aussi, pour atteindre les objectifs du Millénaire pour le développement en matière de VIH/Sida, il faut davantage développer la prévention, le traitement et les soins dont le dépistage est la principale porte d’entrée.
Excellence Monsieur le Président de la République,

Mesdames, Messieurs

Il nous paraît essentiel de mettre l’accent sur la prévention dans le cadre d’une réponse complète, favorable à un accompagnement efficace des personnes affectées ou vivant avec le VIH.
Nos interventions doivent être surtout basées sur une prévention efficace des nouvelles infections, afin de mettre un terme à l’épidémie du VIH.
Ces interventions seront issues d’une orientation  politique et programmatique, nécessitant une participation constructive de la société civile et du secteur privé.  
C’est pourquoi notre  politique sectorielle de santé dans sa définition des niveaux de soins a mis un accent particulier sur les structures d’interface représentées par les Centres de Santé Communautaires.
L’intégration des services de conseil et dépistage au niveau de ces CSComs, accompagnée de protocoles normalisés  et d’une formation du personnel, permet une offre pérenne de services de qualité.
Une telle approche a permis d’accélérer la décentralisation et l’extension des soins et traitements au plus grand nombre de personnes vivant avec le VIH.
C’est ainsi qu’aujourd’hui, il est reconnu que la prévention rend le coût du traitement plus abordable et plus efficace. L’association de la prévention et du traitement a donc un meilleur impact sur la propagation du VIH et du SIDA.
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DISCOURS DU MINISTRE LORS DU LANCEMENT DE LA 3è EDITION DE SEMAINE NATIONALE DE SECURITE SANITAIRE


DISCOURS DU MINISTRE LORS DU LANCEMENT DE LA TROISIEME EDITION DE LA SEMAINE NATIONALE DE LA SECURITE SANITAIRE DES ALIMENTS

Madame, Messieurs les Ministres,

Madame la Commissaire à la Sécurité Alimentaire,

Madame la Représentante de la FAO,

Mesdames, Messieurs les représentants des Partenaires techniques et financiers,

Monsieur le Gouverneur du District de Bamako,

Monsieur le Maire du District de Bamako,

Monsieur le Maire de la Commune III,

Honorables invités,

Mesdames messieurs
 
La Semaine Nationale de la sécurité Sanitaire des Aliments, dont nous entamons la troisième édition, est devenue désormais un évènement phare de la Communication sur les risques sanitaires liés aux aliments dans notre pays.

Le thème retenu pour la seconde fois, à savoir « la Place des Bonnes Pratiques dans la maîtrise de la Sécurité Sanitaire des Aliments » demeure un important défi pour tous les acteurs, en particulier pour les consommateurs et les fournisseurs des aliments.

En effet, au fur et à mesure que les grands producteurs se concentrent dans des zones très limitées et que la demande mondiale augmente au rythme de l’évolution démographique, le commerce des denrées s’impose comme un des maillons les plus importants et les plus vulnérables des échanges internationaux.

La crise alimentaire de cette année et  la flambée des prix  des denrées de première nécessité que la communauté internationale peine encore à juguler, en est une belle illustration.

Honorables invités,

Mesdames, messieurs

Les récents évènements autour de la contamination de certaines denrées par la mélamine, s’ajoutant à la menace toujours pressante de la grippe aviaire, démontrent  encore une fois que les risques sanitaires liés à la circulation transfrontalière des aliments sont une réalité.

C’est ainsi que les seules diarrhées, dont la majorité est d’origine alimentaire, tuent 2,16 millions d’enfants chaque année à travers le monde. Et ce sont les pays en développement au nombre desquels le nôtre qui payent le plus lourd tribut.

Face à cette situation, il y a lieu d’imaginer, à l’échelle nationale et internationale, des mesures de prévention  à travers des mécanismes efficaces de contrôle et d’alerte précoce.

Dans le cas particulier de notre pays aux ressources limitées, la démarche la plus sûre et la moins onéreuse demeure la mobilisation des consommateurs et le rappel aux fournisseurs d’aliments leur responsabilité première vis-à-vis des denrées qu’ils distribuent.

Mesdames, messieurs

Pour assumer volontairement leurs responsabilités clairement étayées dans le Règlement Communautaire  relatif à la Sécurité Sanitaire des Végétaux, des Animaux et des Aliments dans l’espace UEMOA, les opérateurs économiques doivent être conscients des enjeux et défis liés à leurs activités et les opportunités qui s’offrent à eux.      

C’est pour stimuler cette volonté que le Prix National de la Sécurité Sanitaire des Aliments a été couplé aux activités traditionnelles de la semaine.

Cette initiative  a  pour but d’encourager les producteurs et les transformateurs des aliments à s’engager dans la démarche qualité, moyen le plus sûr de garantir la sécurité sanitaire des denrées qu’ils livrent aux consommateurs.

Ce premier Prix National de la Sécurité Sanitaire des Aliments, lancé l’année dernière en collaboration avec le Ministère de l’Economie, de l’Industrie et du Commerce à travers la Direction Nationale des Industries, est un prolongement de la démarche qualité amorcée dans l’espace communautaire par l’UEMOA et poursuivie par le ministère en charge de l’industrie et du Commerce.

Il est encourageant de constater que cette première édition a enregistré la participation de 24 entreprises dont les efforts seront couronnés à la fin de cette semaine.

Une autre innovation et pas des moindres est la diffusion durant toute la semaine par les stations régionales de l’ORTM, dans les langues les plus usitées dans chacune des régions, des messages sur la sécurité sanitaire des aliments.

Honorables invités,

Mesdames, messieurs

Je ne saurai clore mes propos sans remercier les Partenaires traditionnels de la semaine, singulièrement la FAO, l’Organisation mondiale de la santé et l’USAID pour leur soutien constant et multiforme.

Comme vous pouvez le constater, nous conduirons ensemble une semaine d’intenses activités de communication.
Je voudrais compter sur chaque malienne et chaque malien, afin que la sécurité sanitaire des aliments soit une réalité dans notre pays.

Sur ces mots, je déclare ouverte la troisième édition de la semaine nationale de la sécurité sanitaire des aliments.

Je vous remercie de votre aimable attention.

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